Rouen : interpellation musclée sur le quai du métro

Un passager n'a pas apprécié d'être verbalisé lors d'une opération de contrôle des titres de transports

Escalators en panne, colère et coups

La police de Rouen compte dans ses effectifs une unité spécialisée dans les transports en commun. Des fonctionnaires de police  en uniforme qui accompagnent régulièrement les contrôleurs de la TCAR (qui eux ne portent ni écusson, ni insignes, ni badges, ni N° de matricule…) lors de certaines opérations de contrôles menées sur les quais du tramway (métro) de l'agglomération rouennaise.

C'était le cas hier en fin d'après midi (mercredi 19 août) sur les quais de la station souterraine du Palais de justice de Rouen quand, peu après 17h, un habitant de la région parisienne a été contrôlé en défaut de titre de transport et a donc été verbalisé par les agents de la TCAR.  Accompagné de deux  jeunes femmes, l'homme s'est ensuite dirigé vers la sortie de la station, très mécontent de devoir payer une amende. 

Arrivant devant un escalator en panne (ce qui est très fréquent dans cette station et celle de la gare), il s'est énervé  a commencé à taper sur les parois en métal de l'appareil.  Une fois arrivé (par l'escalier)  à l'étage supérieur il a continué à taper en s'en prenant au mobilier urbain.  Alertés par le bruit, les policiers présents sur le quai ont décidé de monter rapidement pour lui demander de se calmer.

Policiers frappés et insultés

Mais l'individu (un jeune homme âgé de 23 ans et originaire de Martinique) s'excite encore plus et frappe au visage l'un des policiers. Un coup de poing à l'arcade sourcilière faisant voler la paire de lunettes du fonctionnaire… Maîtrisé, interpellé et menotté il a été ramené à l'hôtel de police pour y être placé en garde à vue.

Mais cette interpellation a eu pour conséquence de provoquer la colère des deux accompagnatrices du jeune excité. Une habitante de Fort de France âgée de 16 ans et une habitante de Darnétal âgée de 20 ans, qui, voyant leur ami emmené, ont exprimé de l'agressivité et commencé à insulter les policiers. Ces deux jeunes femmes ont été finalement et non sans mal (la plus âgée a dû être plaquée au sol) interpellées, et elles aussi menottées et envoyées à l'hôtel de police.