Réforme des retraites : les étudiants rouennais bloquent la présidence de l'université à Mont-Saint-Aignan

© Grégory Thélu/France télévisions
© Grégory Thélu/France télévisions

Depuis 7 heures ce vendredi 17 janvier, 200 étudiants, personnels enseignants, syndicalistes et gilets jaunes bloquent l’entrée du bâtiment administratif de l’université de Rouen. Ils protestent contre le projet de réforme des retraites et contre la précarité des étudiants.
 

Par Catherine Lecompte

Les étudiants, à leur tour, soutiennent activement le mouvement et passent à l'action. 
Après avoir été en tête du cortège des manifestants dans les rues de Rouen ce jeudi 16 janvier, ils ont lancé leurs propres mots d'ordre. 

Et le rendez-vous s'est fait bien matinal. En ce vendredi 17 janvier 2020, dès 7 heures, une centaine de manifestants, composés d’étudiants, de Gilets Jaunes, de syndicalistes et du personnel de l’université, ont ainsi bloqué la présidence de l’université de Rouen à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime).

Les salles de cours et les amphis étaient quant à eux accessibles, afin de ne pas pénaliser les étudiants, en pleine période d'examens. Les cours devraient rester maintenus, pour toute la journée. 

Une action groupée contre la fusion des université de Rouen et de Caen 

En plus de la réforme des retraites, étudiants et enseignants mobilisés protestent contre la loi de programmation pluriannuelle de la recherche, la précarité à l'université et la fusion des universités de Caen et de Rouen.

Selon la FSU, cette action de blocage doit donner « de la visibilité à la mobilisation à l’université de Rouen dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites », et afficher le désaccord sur la future loi de programmation pluriannuelle pour la recherche (LPPR) et sur le projet de fusion des universités de Rouen et Caen.


Pierre Emmanuel Berche, responsable syndical FSU, revient sur les 3 motifs de la mobilisation. 
 
Interview Pierre Emmanuel Berche
 

Une grande assemblée générale doit se tenir en fin de matinée pour déterminer la poursuite d’autres actions.

Les étudiants de sociologie, également mobilisés dans le cadre de ce mouvement, ont de leur côté, boycotté les examens et manifesté leur soutien.
Pour le faire savoir et partager avec ceux qui le souhaitent, ils ont décidé de multiplier les vecteurs d'information et ont créé une page Facebook nommée les Socio-lidaires.  

 

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