Un chantier unique à Rouen : la déconstruction du Panorama XXL 

Les 3000 m² de panneaux bleus vont être recyclés. Ils serviront ensuite à construire un autre bâtiment. Une première en Normandie, cette opération réduit le coût de la destruction.

Depuis mercredi 6 octobre, les panneaux bleus sont démontés un à un avec beaucoup de précaution. Et pour cause, ils vont être réutilisés. Ils serviront à la construction d’un autre bâtiment, un entrepôt technique pour la Métropole.
La charpente métallique sera également réutilisée.
Et les modules de la partie administrative seront eux racheté pour 60 000 euros par Demys-Eiffage pour des locaux administratifs.

L’intérieur du Panomara XXL a déjà été démonté, les portes, prises électriques et ascenseurs par exemple seront revendus via une entreprise spécialisée.

Faire baisser la facture du chantier

Des revenus qui permettront de réduire la facture des 180 000 euros de cette déconstruction sélective. Selon Sébastien Renard, en charge du projet de déconstruction sélective du Panorama XXL, « 

le coût du démontage devrait être nul 

Sébastien Renard, en charge du projet de déconstruction sélective du Panorama XXL


Valoriser l’économie circulaire

Une démarche d’économie circulaire qui s’inscrit dans le respect de la toute nouvelle loi AGEC (Loi anti gaspillage et économie circulaire).   et dans l’engagement de la Métropole de Rouen. « 

une démarche atypique et ambitieuse

Sébastien Renard, en charge du projet de déconstruction sélective du Panorama XXL

 L’objectif : un chantier zéro déchet en enfouissement, c’est-à-dire avec un taux de réemploie des matériaux le plus élevé possible et les déchets seront recyclés pour redevenir de la matière première.

Ce chantier de démontage sélectif prendra plus de temps qu’un chantier classique. Il devrait se terminer à la fin de l’année.


Quel avenir pour le socle du Panorama XXL ?

En revanche, l’important socle en béton sera lui conservé.  Rien n’est encore décidé. Mais les équipes techniques réfléchissent afin de l’intégrer le mieux possible dans le paysage urbain.

L’idée est de l’habiller, d’en faire quelque chose où les rouennais puissent se produire, organiser des manifestations, chanter, danser

Laurence Renou, vice-présidente de la Métropole en charge de la culture

Le site sera également végétalisé pour répondre au souhait des rouennais de se réapproprier un espace de vie, un lieu facile à vivre jusqu’à la Seine.

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