Témoignage. "J'ai pris mon courage à deux mains", ce pompier sauve la vie d'une femme en sautant d'un pont

Publié le Écrit par Kanwaljit Singh

Ce vendredi 9 février 2024, en début d'après-midi, les secours sont intervenus pour une femme qui s’est jetée du pont Jeanne-d’Arc, à Rouen. Tout comme son collègue policier, un pompier, le lieutenant Arnaud Duval, 45 ans, n'a pas hésité à se jeter à l’eau pour venir en aide à la victime. Voici son témoignage.

En ce début d'après-midi, vendredi 9 février 2024, une femme de 67 ans se jette du pont Jeanne-d’Arc, à Rouen (Seine-Maritime). Les pompiers sont alertés par plusieurs appels leur expliquant qu’une personne menaçait de sauter dans la Seine.

Le pompier saute d'un pont de 12 mètres sans hésiter

Le lieutenant Arnaud Duval, pompier âgé de 45 ans, et un policier arrivent sur les lieux et voient le corps de la femme flotter à la surface. Le soldat du feu, qui est également chef de l'unité des secours aquatiques, décide de sauter du pont d'une hauteur de 12 mètres pour tenter de sauver la victime.

"Je l'ai vu se mouvoir dans l'eau. J'ai eu une montée d'adrénaline et j'ai retiré ma veste, mes chaussures, donné mon portable puis j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai sauté. J'ai atterri près de la femme. Il fallait maintenir sa tête hors de l'eau. Je l'ai saisi et l'ai ramené comme j'ai pu jusqu'à la rive."

Le policier qui se trouve sur le quai se met à son tour à l'eau au bord de la rive pour l'aider : "Mes collègues plongeurs allaient arriver mais heureusement qu'il était là ! Je commençais à perdre mes forces et avoir très très froid". L'eau était à seulement à neuf degrés.

Le pronostic vital de la femme serait engagé

Des renforts arrivent, ils prennent en charge la femme inconsciente. Son pronostic vital serait engagé. Arnaud Duval est lui aussi pris en charge. Ses collègues pompiers et une infirmière se rendent comptent qu'il est en hypothermie : "Ils m'ont donné des vêtements sec et une couverture. Puis j'ai été transporté au CHU de Rouen pour passer un examen et contrôler l'hypothermie".

Tout finit bien pour le lieutenant fraîchement nommé. Il a retrouvé le centre de secours d'Yvetot où il est adjoint depuis le 1er février dernier.

Tout en buvant un café chaud, il nous confie que : "Je vais bien. C'est vrai qu'après coup je me suis dit qu'une péniche ou le courant aurait pu nous emporter. J'ai aussi repensé à la hauteur du pont de là où j'ai sauté. Mais c'était une évidence que je saute pour aider cette personne".

Une belle histoire qui nous montre encore une fois que le métier de pompier est avant tout bel et bien une vocation. Tout comme le policier. 

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