Les paralysies faciales

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Écrit par Christophe Roux
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Les symptômes de ces paralysies peuvent apparaître très rapidement. Il est primordial de consulter rapidement afin de limiter l'impact des séquelles.
Notre reportage présente les différentes formes répertoriées et les soins que peuvent apporter des équipes spécialisées au sein du CHU de Bordeaux. 

Invité | Pr Vincent DARROUZET – Chef de service, Service ORL, de chirurgie cervico-faciale CHU de Bordeaux – Pôle des spécialités chirurgicales
Date de diffusion | Mercredi 6 mars 2013
Dossier Santé Aquitaine Les paralysies faciales

Il s’agit d’une situation clinique fréquente : incidence 20-25 cas / 100.000 habitants /an. Très schématiquement et pour faire très simple il existe 4 grandes formes :

  • Forme « a frigore », virales (virus Herpès) : 80-90% des cas. Prise en charge ambulatoire par cortisone, mais bilan ORL absolument indispensable pour ne pas passer à côté d’une maladie de l’oreille responsable++++++. Le pronostic n’est pas constamment favorable (séquelles ans 10 à 15 % des cas). Le traitement chirurgical de ces PF « médicales » ne se fait plus (très en vogue il y a vingt ans). Nous voyons cependant pour avis une quinzaine de patients par an venant de toute l’Aquitaine et au-delà du fait des travaux cliniques réalisées depuis des décennies sur ce thème dans le service.

  • Formes traumatiques (trauma crânien et fracture du rocher car plaies balistiques exceptionnelles en france) : de plus en plus rares grâce à : casque moto, airbag, ceinture et limites de vitesse… plus souvent le fait de vélo ou accident de sport. L’association au trauma crânien fait que ces PF sont pour l’essentiel vues et traitées au CHU. 10-15 PF de ce type par an environ. Elles sont rarement chirurgicales (seulement 1 à 2 cas par an). La chirurgie de décompression et de greffe adaptée à ces PF est une spécificité du CHU. Elle demande en effet une expertise otoneurochirurgicale lourde et un plateau technique adaptés.

  • Formes infectieuses d’origine bactérienne, contemporaine surtout des otites aigues ou de la maladie de Lyme (transmise par les tiques). Traitement non spécifique du CHU.

  • Formes tumorales : rares. Les tumeurs responsables soit sont intracrâniennes soit intra pétreuses (dans le rocher) soit enfin dans la glande salivaire parotide. Mais presque toutes prises en charge au CHU dans le service au sein de la « fédération de chirurgie des tumeurs de la base du crâne du CHU » si elles nécessitent une greffe ou une anastomose nerveuse dans le rocher, le crâne et le cou.

En partenariat avec France 3 France Bleu et Make.org

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