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Meurtre d'Abdallah Karèche : les larmes d'Angoulême

L'animateur du centre social de Basseau était une personnalité unanimement appréciée. Son meurtre laisse son quartier et sa famille désemparés. La préfète de Charente et le maire d'Angoulême ont rencontré sa famille et les collaborateurs du centre social, particulièrement éprouvés.
L'entrée du centre social de Basseau où Abdallah Karèche donnait des cours de boxe et de musculation
L'entrée du centre social de Basseau où Abdallah Karèche donnait des cours de boxe et de musculation © Francetv
Tous ceux qui le connaissaient le décrivent comme un homme discret mais très impliqué à créer du lien social dans son quartier. Abdallah Karèche était éducateur sportif depuis 18 ans ans au centre social de Basseau. D'origine algérienne, cet homme marié et père de 7 enfants donnait des cours de boxe.
Il était une sorte de "grand frère" respecté et parfois appelé pour régler des situations tendues.
C'est d'ailleurs en voulant protéger une personne qu'il connaissait d'une agression qu'il a reçu ce coup de couteau dans la gorge qui lui a été fatal.

Les pouvoirs publics ont pris ce drame très au sérieux avec une première réunion d'urgence ce matin à la préfecture, puis une visite du maire d'Angoulême à la mosquée pendant la prière du Ramadan. Les élus sont très attentifs à la situation sur le terrain et multiplient les signes d'apaisement auprès des populations.

Dans un communiqué, Philippe Lavaud, le maire d'Angoulême, écrit : "Abdallah Kareche a formé de nombreux Angoumoisins à la boxe. Très investi dans le quartier de Basseau où il porte depuis quinze ans des valeurs sociales auprès des jeunes, Abdallah était apprécié de tous pour sa profonde gentillesse et son investissement. Hier soir, il est mort en souhaitant apporter, une nouvelle fois son aide".

Le procureur de la République a évoqué les suites judiciaires. Il a précisé que trois personnes étaient placées en garde à vue pour tenter de déterminer leurs responsabilités respectives dans ce meurtre.
Meurtre d'Abdallah Karèche : les larmes d'Angoulême

Sur place, les forces de police et de gendarmerie sont très vigilantes afin de prévenir des réactions violentes de certains habitants du quartier. Les forces de l'ordre sont prêtes à intervenir pour calmer d'éventuelles tensions, comme le souligne le commissaire principal William Besse.
Meurtre d'Abdallah Karèche : les larmes d'Angoulême

 

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