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300 retraités manifestent à Périgueux, 900 à Bordeaux pour une revalorisation de leurs pensions

300 manifestants ont défilé à Périgueux pour défendre la revalorisation de leurs pensions ce 11 avril 2019 / © Philippe Nicolaï
300 manifestants ont défilé à Périgueux pour défendre la revalorisation de leurs pensions ce 11 avril 2019 / © Philippe Nicolaï

C'était la 7e fois depuis l'élection d'Emmanuel Macron. Des retraités mobilisés partout en France ce jeudi à Périgueux et Bordeaux notamment. Ils réclamaient une revalorisation des pensions et voulaient interpeller un gouvernement "sourd dingue" à leurs revendications. 

Par Hélène Chauwin avec l'AFP et Philippe Nicolaï

A peine 300 personnes. La manifestation pour défendre les retraites n'a pas rassemblé en Dordogne. A Périgueux, le cortège a défilé dans les rues du centre-ville. 

C'est une intersyndicale, composée de neuf organisations et associations de retraités (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA),  qui appelait à la manifestation. Et la liste des doléances n'a pas varié depuis le premier appel :
  • une retraite plus juste,
  • un abaissement de la cotisation sociale généralisée, 
  • la suppression de la hausse de la CSG,
  • une pension minimum à hauteur du Smic
  • une "prise en charge de la perte d'autonomie à 100% par la Sécurité sociale"
Des revendications reprises à l'unisson à Périgueux, par des retraités de toute origine sociale.
Parmi eux, de nombreuses femmes, des agricultrices, mal payées. 
 

Une délégation de l'intersyndicale a été reçue en préfecture. Quelques représentants ont ensuite retrouvé les manifestants autour d'un pique-nique. 
Les retraités avaient prévu un pique-nique après leur manifestation à Périgueux ce 11 avril 2019. / © Philippe Nicolaï
Les retraités avaient prévu un pique-nique après leur manifestation à Périgueux ce 11 avril 2019. / © Philippe Nicolaï



900 à Bordeaux 

 
A Bordeaux, la préfecture a recensé 900 manifestants. Dans le cortège étaient présents quelques "gilets jaunes".
Graziella Danguy (FSU), elle, est venue dénoncer "l'appauvrissement général des retraités":

Ce gouvernement ne cesse de baisser le pouvoir d'achat, (...) les retraités sont obligés d'en appeler à leurs enfants ou à d'autres.

    
Dans le cadre du budget de la Sécurité sociale pour 2019, l'exécutif avait décidé de limiter à 0,3% la revalorisation des retraites en janvier, bien en-deçà de l'inflation qui s'est établie à 1,8% en 2018. Ce qui a attisé la colère d'une population déjà échaudée par la hausse de la CSG et un quasi-gel des pensions depuis 2013.

Ce Jeudi matin sur LCI, la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, a redit qu'une réindexation des petites retraites sur l'inflation était "sur la table" comme une des réponses possibles au grand débat.

En ne traitant "pas tout le monde de la même façon", le gouvernement "remet en cause le principe de nos systèmes de retraite solidaires par répartition, dans lequel le fait de cotiser donne droit à une pension et une revalorisation", estime l'intersyndicale.
 
En pleine crise des "gilets jaunes", Emmanuel Macron avait annoncé en décembre une baisse du taux de CSG pour les retraités touchant moins de 2.000 euros par mois tous revenus confondus.
Pas assez pour "le groupe des 9", qui prévoit de se réunir le 18 avril pour décider des "prolongements utiles" à la mobilisation de ce jeudi.

 

 

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