Pédophilie: le chirurgien de Jonzac, Joël Le Scouarnec mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur 312 victimes

Placé en garde à vue à Lorient, Joël Le Scouarnec a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur 312 victimes.  Il est actuellement détenu dans le cadre d’une affaire de viols et d’agressions sexuelles qui doit être jugée par la cour d’assises de la Charente-Maritime.

Joel Le Scouarnec, dans le box des accusés le 13 mars à Saintes, lors de l'ouverture du procès.
Joel Le Scouarnec, dans le box des accusés le 13 mars à Saintes, lors de l'ouverture du procès. © BENOIT PEYRUCQ / AFP
Le procureur de la République de Lorient Stéphane Kellenberger a annoncé ce jeudi 15 octobre l'ouverture d'une information judiciaire à l'encontre de l'ancien chirurgien de Jonzac. Joël Le Scouarnec a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles concernant 312 victimes principalement mineures. 
Il avait été placé en garde à vue mercredi à Lorient après avoir été extrait le 13 octobre de la maison d’arrêt de Saintes, où il est détenu dans le cadre d’une affaire de viols et d’agressions sexuelles qui doit être jugée par la cour d’assises de la Charente-Maritime.

Le second volet de l'affaire

Le parquet de Lorient est saisi depuis novembre 2019 de l'affaire Le Scouarnec dans le cadre de l'enquête préliminaire, en raison de la localisation en Bretagne d'une majorité de faits.
Durant les investigations, les enquêteurs ont procédé à "plus de 300 auditions de victimes, identifiables et identifiées".
En décembre 2019, le nombre de victimes potentielles de Joël Le Scouarnec, suspecté de viols et agressions sexuelles sur des patients mineurs durant près de 30 ans de carrière, s'élevait à 349.

Des faits commis entre 1989 et 2017

Ces faits, qu'il reconnaît partiellement, remontent aux années 1989 à 2017.
Durant cette période, le chirurgien a travaillé à Loches en Indre-et-Loire, à Vannes et Lorient dans le Morbihan et en Charente-Maritime, à l'hôpital de Jonzac, lieu de son dernier domicile.
En 2017, les enquêteurs avaient découvert à son domicile de mystérieux carnets comprenant des noms d'enfants.
L’ancien chirurgien de Jonzac doit être jugé pour d'autres faits par la cour d'assises de la Charente-Maritime à partir du 30 novembre 2020., L'affaire avait été renvoyée en mars 2020 en raison de la crise sanitaire. 
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