Procès Xynthia : nouveaux témoignages avant le déplacement jeudi sur les lieux du drame

La deuxième semaine du procès Xynthia, qui doit durer jusqu'au 17 octobre, s'est ouverte lundi devant le tribunal correctionnel des Sables-d'Olonne avec de nouveaux témoignages de victimes avant le transport de la cour jeudi à La Faute-sur-Mer en Vendée.

Pascal Almy, le président du tribunal des Sables d'Olonne
Pascal Almy, le président du tribunal des Sables d'Olonne © Maxppp

J'ai vu des silhouettes partout sur les toits. On a entendu, tous, des hurlements dans tous les sens. Le plus dur pour nous, c'est quand les cris ont été remplacés par le silence"
Thierry Berlemont, victime de la tempête Xynthia.

Depuis ce lundi matin, des survivants de la tempête Xynthia, qui a tué 29 personnes à La Faute-sur-Mer le 28 février 2010, se succèdent à la barre pour témoigner de leur nuit d'horreur. Jeudi sera le point d'orgue de cette semaine avec le déplacement du tribunal dans l'après-midi sur les lieux du drame, où avaient poussé des lotissements, malgré les risques de submersion marine de la digue vieillissante toute proche, et où 29 personnes sont mortes.

La zone, où va se rendre en bus le tribunal, est devenue une friche après la destruction de plus de 500 maisons par l'État qui les avait rachetées. Elle sera bouclée par les gendarmes. Le tribunal va passer par la digue pour rejoindre le lieu des anciens lotissements des Doris, puis des Voiliers, celui qui a payé le plus lourd tribut. Un expert géomètre va implanter le long de la digue des panneaux signalant les maisons dans lesquelles les victimes sont décédées.

Dans l'ancien lotissement des Doris seront figurées les hauteurs des plafonds des anciennes maisons, ainsi que les hauteurs d'eau maximales atteintes. Cinq prévenus, dont l'ancien maire de la commune René Marratier, mais aussi Patrick Maslin, conseiller municipal et responsable d'entreprises de BTP, Françoise Babin, ex-maire adjointe à l'urbanisme et propriétaire de nombreux terrains qui ont été inondés, ainsi que son fils Philippe Babin, responsable d'une agence immobilière qui a vendu ou loué ces terrains et président de l'association chargée de l'entretien de la digue submergée, ainsi qu'un représentant de l'État, comparaissent, principalement pour homicides involontaires, dans ce procès qui réunit plus de 120 parties civiles.

Le procès doit durer jusqu'au 17 octobre, avant le jugement prévu le 12 décembre.
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