Angoulême : 2 rappeurs condamnés par le tribunal correctionnel

Fin judiciaire ce mercredi pour la polémique entraînée par deux rappeurs angoumoisins qui évoquaient dans un clip "un sourire quand les flics crèvent". Rémy et Poposte ont été condamnés à 500 euros d'amende avec sursis pour apologie de crime et injure publique.

Rémy et Poposte
Rémy et Poposte © Infonews.fr
Le texte d'un clip réalisé par les rappeurs Rémy et Poposte n'avait pas du tout amusé la police d'Angoulême qui avait saisi le parquet. Les deux chanteurs ont finalement été relaxés du délit de provocation, mais condamnés pour apologie de crime ou délit et injure publique.

La constitution de partie civile de Marine le Pen a par ailleurs été déclarée irrecevable. Les 2 rappeurs devront verser un euro à titre de dommages et intérêts et payer les frais de procédure évalués à 600 euros. Ils seront aussi dans l'obligation d'effectuer un stage de citoyenneté. 

A l'audience du 6 janvier, le ministère public avait relevé que les propos tenus dans ces chansons étaient "sans humour, sans aucun second degré" et rappelé qu'en France, "on n'a pas le droit d'appeler au crime sous couvert de la liberté d'expression". Il avait requis trois mois de prison avec sursis, assorti d'un stage de citoyenneté.

Les deux jeunes avaient exprimé leurs regrets. "A force de trop écouter un type de rap, on répète les mêmes choses sans vraiment penser ce que l'on dit", a déclaré l'un d'eux. "Cela ne reflète pas ce que l'on pense", a affirmé le second. Leur avocate, Me Adeline Lacoste, avait insisté sur l'absence d'éléments intentionnels. "Ces deux-là n'ont pas voulu inciter à tuer des gens. Le rap est un genre de musique populaire qui s'appuie sur le rejet et le ressentiment", avait-elle dit, plaidant une "bêtise".

L'un des rappeurs, cité à l'époque dans la Charente Libre, avait reconnu "quelques phrases un peu abusées", mais estimait que "comparé au rap de maintenant, c'est pas trop violent". Il soulignait aussi que les paroles incriminées avaient été écrites avant les attentats de janvier.

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