Orages : 10 000 hectares de vignes touchés par le violent épisode de grêle dans le Cognaçais

Dans les vignes de Vaux-Rouillac, l'orage de grêle a causé d'importants dégâts. / © Bruno Pillet, F3 Poitou-Charentes
Dans les vignes de Vaux-Rouillac, l'orage de grêle a causé d'importants dégâts. / © Bruno Pillet, F3 Poitou-Charentes

Après les ravages causés par les orages de samedi dans les vignes de l'appellation Cognac, l'heure est au bilan. Une réunion de crise doit avoir lieu dans les prochains jours pour décider ou non de l'état de catastrophe naturelle. 

Par EG

Quarante-huit heures après le violent épisode de grêle qui a frappé la région, le Bureau national interprofessionnel du Cognac a évalué l'ampleur des dégâts dans les vignobles du bassin Charentes- Cognac. 

Une catastrophe 

Ce sont au total plus de 10 000 hectares qui ont été touchés par la grêle. Pour un tiers d'entre eux (3 500 hectares), les parcelles ont été détruites à plus de 80 %. Ce chiffre confirme les premières estimations du président de l'union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, Christophe Véral qui évoquait dimanche soir dans notre journal régional "une catastrophe pour (notre) région". 
Une réunion de crise doit d'alleurs se tenir en fin de semaine avec tous les services de l'état pour décider d'un éventuel classement en catastrophe naturelle.

Cette évaluation précise a été établie par les techniciens du BNIC qui, comme après chaque épisode météorologique violent, ont sillonné les zones les plus touchée du vignoble. 

Les Borderies ravagées


© B. Pillet, F3 Poitou-Charentes
© B. Pillet, F3 Poitou-Charentes
En Charente, elles se situent principalement dans le cru des Borderies, situés au nord-ouest de la ville de Cognac.

Mais les parcelles sont difficiles à identifier, comme l'explique Simon Bourdet, technicien d'expérimentation au BNIC. "Parfois, à quelques mètres d'intervalles, les dégâts peuvent être très disparates". 
Reportage de Bruno Pillet, Christophe Guinot et Christophe Pougeas (intervenants : Simon Bourdet, technicien d’expérimentation au BNIC ; Philippe Martineau, viticulteur ; Claire Caillaud, directrice de la communication BNIC) 

Pour les viticulteurs les plus directement touchés, les dégâts peuvent être considérables. Un gros coup dur d'autant que le gel avait déjà causé des pertes importantes l'an passé. 
La pénurie pourrait donc commencer à être visible pour les consommateurs dans les années qui viennent.

Demain mardi, France 3 Nouvelle-Aquitaine bouscule sa programmation et consacre une émission spéciale en lieu et place de 9h50 le matin. 53 minutes pour faire le point sur le phénomène méteo qui s'est abattu sur la Nouvelle-Aquitaine et ses lourdes conséquences.

Sur le même sujet

Les + Lus