« Il faut qu’on fasse le match de notre saison » : le CAB se prépare au choc contre le Stade Toulousain

Brive reçoit le leader du championnat en ouverture de la 7ème journée de Top 14, ce samedi 15 octobre à 15h. Avec un bilan actuel de 2 victoires et 4 défaites, dont 2 à domicile, le CAB joue gros au Stadium : face au Stade Toulousain, c’est le moment ou jamais de lancer la saison.

« Nous, il faut qu’on fasse le match de notre saison. (…) Il ne faut rien lâcher, qu’on joue à 120% et si on est tous convaincus qu’on peut gagner, qu’on peut faire quelque chose, ça sera bon. »

Axel Muller, ailier du CAB

Axel Muller veut y croire. Battre Toulouse est à sa portée et celle de ses coéquipiers estime l’ailier briviste.

Mais les joueurs ont bien conscience qu’ils devront livrer un combat de tous les instants puisque le Stade Toulousain n’est pas un club comme un autre. Avec ses 21 titres de champion de France et ses 5 coupes d’Europe, l’adversaire du weekend a toujours de quoi impressionner. D’autant que le manager toulousain, Ugo Mola, n’a pas l’intention de laisser filer des points dans ce déplacement. Il a donc mobilisé son équipe-type.  

« En connaissant le manager de Toulouse, on savait très bien qu’ils allaient venir pour prendre des points à Brive. Il est passé par ici (de 2008 à 2012, ndlr) donc on sait très bien qu’il coche toujours un petit peu ce match. Même s’ils sont aujourd’hui dans d’autres sphères que la nôtre, ils étaient venus l’année dernière avec une équipe mode Ligue des Champions. »

Jean-Baptiste Péjoine, entraîneur des arrières du CAB

Une revanche à prendre

En mai dernier, les rouges et noirs s’étaient imposés sur la pelouse corrézienne 26 à 8. Les face-à-face ont d’ailleurs bien souvent tourné en faveur de Toulouse qui a remporté 8 des 29 dernières confrontations. Alors, pour faire taire cette statistique, les brivistes vont activer leur esprit de revanche. Une revanche qu’ils veulent déjà prendre sur eux-mêmes, après le revers du dernier match face à Toulon samedi dernier. Si Jérémy Davidson avait fait tourner ses effectifs pour cette rencontre compliquée, le score, 47 à 0, a tout de même marqué les esprits. L’heure est donc à la remobilisation.

 

Les Toulousains ont des qualités partout. Ils sont costauds, ils jouent au ballon, derrière ça va à 10 000 (à l’heure, ndlr)… Voilà, on connait leurs qualités, leurs points forts. Et nous, c’est simple, il va falloir être meilleurs qu’eux. »

Esteban Abadie, 3ème ligne du CAB

« Scorer rapidement, et gagner, gagner, gagner »

Pour le coach-adjoint, Jean-Baptiste Péjoine, la clé réside dans le jeu collectif : « Nos joueurs sont en capacité de tenir un rythme élevé, il faut juste qu’ils soient en capacité d’être connectés tout le temps pour maintenir le même rythme collectivement. Il suffit que, sur une action, il y en ait 12 ou 13 qui soient bien connectés et que 2 soient un peu à la ramasse, c’est là que les espaces peuvent se créer et où Toulouse peut s’engouffrer. »

Esteban Abadie ajoute : « Il va falloir scorer rapidement, concrétiser nos moments forts et gagner, gagner, gagner. »

 

Amédée-Domenech quasiment à guichets fermés

Pour créer l’exploit, les brivistes pourront compter sur un Stadium quasiment à guichets fermés. 14 000 personnes sont attendues ce samedi, et les joueurs savent qu’ils devront se nourrir de ce soutien.

 

« ça nous aide, quand on est en fin de match avec les œillères et qu’on sent que ça s’agite autour de nous, ça nous encourage, ça nous porte, ça nous transcende un peu et on en a besoin. »

Julien Delannoy, 2ème ligne du CAB

Alors que le début de saison du CAB est laborieux, et que des rumeurs évoquent un flou sur le maintien du manager Jérémy Davidson à son poste, en cas de revers, les joueurs bottent en touche au sujet des conséquences d’une défaite supplémentaire à domicile. Quant à l’entraîneur des arrières, Jean-Baptiste Péjoine, il précise simplement qu’il n’a pas employé le mot « perdre » une seule fois cette semaine. Brive semble donc absolument déterminé à contrer l’ogre toulousain ce samedi. Et pour conclure sur cette motivation collective, Esteban Abadie ajoute avec un sourire : « On est tous très impatients, très excités. On fait tous du rugby pour jouer ce genre de match… »