Les centres de vaccination de Lubersac et de Corrèze restent finalement ouverts

L'Agence Régionale de Santé (ARS) avait demandé au début du mois la fermeture de ces deux centres situés en zone rurale, car ils vaccinaient moins de 1000 personnes par semaine. Après une mobilisation des élus, la vaccination peut finalement se poursuivre.   

Les centres de Lubersac et de Corrèze ont pu poursuivre leur activité (illustration).
Les centres de Lubersac et de Corrèze ont pu poursuivre leur activité (illustration). © Maxppp

La décision avait provoqué beaucoup de surprise et d’agacement dans ces centres de vaccination de proximité. Jean-François Labbat, maire de Corrèze, nous expliquait le 3 avril : "L'ARS nous a dit que la stratégie est de privilégier les centres qui font au moins 1000 vaccinations par semaine, une règle nationale dictée par des décideurs complètement déconnectés de la réalité."

Deux communes étaient concernées, Corrèze et Lubersac. Mais après la médiatisation de cette affaire, la position de l’ARS a évolué, et les centres de vaccination ont pu poursuivre leur activité.

"Ceux qui hésitent n’hésitent plus"

A Corrèze, le maire a même appris qu’il allait recevoir un peu plus de doses. Il faudra peut-être bientôt investir la salle des fêtes ou le gymnase, toujours grâce à l’investissement des médecins et des cabinets infirmiers de la commune.

Pour lui, cette démarche est une évidence :

"Je pense qu’actuellement les gens ont envie de se faire vacciner. Mais si cette envie n’est pas assouvie et si les contaminations baissent, ça risque d’être plus compliqué de les convaincre. Alors que si ça se passe à côté de chez eux, avec des professionnels de santé qu’ils connaissent, ceux qui hésitent n’hésitent plus."

"On n’avance pas"

A Lubersac, le centre de vaccination peut également poursuivre son activité. Les médecins et les infirmières du secteur se mobilisent, comme la trentaine de bénévoles qui va chercher les habitants à vacciner.

Mais une frustration demeure : l’ARS avait promis 300 doses par semaine à partir du mois de mai, ce sera finalement 160. Hélène Soulier, adjointe au maire et pharmacienne, s’agace : "On était tous prêts pour passer à 300 doses, on était prêts à l’assumer, ça nous permettait d’avancer beaucoup plus vite. Là, on n’avance pas. Les gens commencent à s’impatienter."

Dans ces deux communes, c’est bien le nombre de doses qui freine, mais sûrement pas l’enthousiasme pour vacciner...

 

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