Hausse du taux d'incidence en Creuse : y-a-t-il un relâchement des gestes-barrières ?

En ce mardi 19 octobre 2021, le taux d'incidence de la Creuse dépasse les 31 cas pour 100 000 habitants. Il a casiment triplé en trois semaines et reste très supérieur à ceux de la Corrèze ou de la Haute-Vienne. Faut-il y voir un relâchement des gestes-barrières ?

Entre fin septembre et mi-octobre 2021, le taux d'incidence en Creuse a quasiment triplé, passant de 12 à 31 cas pour 100 000 habitants alors que les autres départements limousins ont des taux plus stables (19 en Haute-Vienne et 21 en Corrèze) comme l'indique Santé Publique France

L'épidémiologiste Pierre-Marie Preux, invité dans le journal de ce mercredi 20 octobre 2021, explique les raisons de la remontée du taux d'incidence et la nécessité du maintien des gestes barrières même entre personnes vaccinées. 

Pour Catherine Aupetit, directrice adjointe délégation ARS du département, "on a raison de rester vigilants mais pas de s'inquiéter. Le taux d'incidence est calculé à partir d'une population de 100 000 habitants et la Creuse c'est 115 000 habitants donc les chiffres peuvent évoluer très rapidement : dès que l'on a un cluster qui touche 10 à 20 personnes. Il n'y a pas d'impact sur le système de soins, pas d'hospitalisation en réanimation".

On a raison de rester vigilants mais pas de s'inquiéter.

Catherine Aupetit, directrice adjointe délégation ARS Creuse

La tendance a d'ailleurs commencé à s'inverser, le taux d'incidence actualisé ce mardi 19 octobre 2021 par l'ARS est de 27,5 pour 100 000 habitants. 

Faut-il y voir dans cette situation un signe de relâchement dans les gestes-barrières ? Pour Nathalie Lavigne, commerçante à Guéret, cela ne fait guère de doute. "C'est flagrant depuis que le masque n'est plus obligatoire en extérieur, constate-t-elle. Depuis quelques temps, ses clients oublient souvent les gestes barrières et elle se voit obligée de les rappeler à l'ordre pour le masque ou le gel. 

Ce qui est agaçant, c'est de devoir faire le gendarme tout le temps. On est tous pareils, on en a marre aussi, mais c'est une question de respect pour chacun

Nathalie Lavigne, commerçante à Guéret

De son côté, Catherine Aupetit reconnaît qu'il "peut y avoir du relâchement de manière ponctuelle. On voit par exemple des contaminations plus importantes sur des fêtes d'anniversaire, des moments récréatifs mais globalement les gens respectent les gestes-barrières et on les y incite". 

 

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