Creuse : les conflits à la mairie de Chambon-Sainte-Croix se terminent au tribunal

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Écrit par Lauriane Arzel avec Franck Petit

Jacques Dailly, l'ancien maire de Chambon-Sainte-Croix en Creuse, est accusé d'insultes et de harcèlement par deux anciens élus et la secrétaire de mairie. Une affaire qui perturbe la petite commune de 80 habitants depuis 2020.

Depuis trois ans, la vie paisible des habitants de Chambon-Sainte-Croix n'est plus un long fleuve tranquille.

Après plusieurs mois de discorde, deux anciens élus de la commune ainsi que la secrétaire de mairie avaient rendez-vous au palais de justice de Guéret en Creuse. Ils accusent Jacques Dailly, l'ancien maire du village, d'insultes publiques et de harcèlement. L'audience s'est tenue ce jeudi 1er septembre 2022. 

Patrick Peron, ancien conseiller municipal, dit ne pas pouvoir "accepter ce genre de choses, c'est trop, c'est un manque de respect." Pour Jean-François Mérigot, ancien premier adjoint au maire, "il y a quand même un faisceau de témoignages important. Ils vont tous dans le même sens. Ils attestent sans discussion possible des faits reprochés."

Jacques Dailly, le maire élu en 2020, s'est rapidement brouillé avec l'ensemble du conseil municipal, allant même jusqu'à interdire l'accès de la mairie à ses conseillers.

Destitué, il a été remplacé en juin dernier par son prédécesseur par le biais de nouvelles élections.

Le procès renvoyé au 1er décembre 2022

Mais Jacques Dailly était absent. Seul son avocat était présent à l'audience. L'ancien maire aurait tenté il y a quelques jours de mettre fin à ses jours. Depuis le 22 août dernier, il séjourne en hôpital psychiatrique.

D'après une voisine, "les gendarmes sont arrivés et ils ont ouvert les fenêtres parce que ça sentait le gaz. Ils sont restés très longtemps parce que Monsieur Dailly ne voulait pas ouvrir apparemment." 

Patrick Tissier, nouveau maire de la commune, élu en mai 2022, affirme que le gaz n'a jamais été ouvert.

Le procureur a classé sans suite les plaintes pour insulte des deux élus. Ces derniers ont toutefois la possibilité de saisir directement le tribunal afin qu'il examine ce dossier.

Pour Jean-François Mérigot, l'ancien premier adjoint au maire, "il n'y a pas de raison que cette affaire soit définitivement classée. Je vais donc poursuivre jusqu'à la résolution totale et la condamnation totale de Monsieur Dailly." 

Le parquet pourrait revenir sur sa décision de classement sans suite.

La plainte pour harcèlement de la secrétaire de mairies est quant à ell recevable dès à présent. L’affaire sera jugée le 1er décembre 2022, si le prévenu est en état de comparaître.

 

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