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Deux-Sèvres : des livreurs de Deliveroo relient Bordeaux à Paris pour dénoncer leurs conditions de travail

Les livreurs sont passés par les Deux-Sèvres ce mardi. / © FTV
Les livreurs sont passés par les Deux-Sèvres ce mardi. / © FTV

Cinq livreurs de Deliveroo réalisent un périple à vélo entre Bordeaux et Paris pour dénoncer la nouvelle tarification de l'entreprise qu'ils jugent inacceptable. Les livreurs sont passés dans les Deux-Sèvres ce mardi.

Par Valérie Prétot

Cinq livreurs de l'entreprise Deliveroo tentent de relier Bordeaux à Paris à vélo afin de dénoncer le changement de grille tarifaire de l'entreprise. Partis lundi de Bordeaux, les cyclistes sont actuellement sur les routes de Poitou-Charentes.
Sur le parcours, ils recueillent les revendications de leurs collègues qu'ils transmettront à la direction au siège parisien de Deliveroo France à leur arrivée le 24 septembre.
Cet été Deliveroo a modifié le tarif minimum de ses livreurs. Pour gagner la même somme à la fin du mois, ils doivent travailler davantage.
Les cyclistes ont prévu de relier les deux villes en 9 jours , ils passeront aussi par Nantes, Rennes, le Mans et Orléans. 

Les livreurs ont déjà recueilli près de 40 000 signatures dans une pétition en ligne intitulée "Obtenir des conditions de travail décentes et fixes pour les livreurs auto-entrepreneurs".
Dans son appel en ligne qui commence par "Pédaler ou crever", Jérémy Wick, 29 ans explique qu'il est livreur pour Deliveroo depuis 2 ans.

Je travaille 50h/semaine et réalise environ 3000 km/mois à vélo. J'ai commencé mon activité en alliant passion et travail malgré le manque de protection sociale (je suis auto-entrepreneur) mais la situation des livreurs se dégradent de plus en plus. 
La nouvelle tarification de Deliveroo mise en place ce mardi 30 Juillet est inacceptable pour nous, les coursiers de France. Nous sommes ceux cachés derrière vos livraisons de repas, nos sourires polis vous souhaitant un bon appétit dissimulent une misère silencieuse que nous ne pouvons plus taire, pédalant toujours plus vite pour gagner toujours moins,
-Jérémy Wick, livreur.

Une mauvaise nouvelle

Lors de son passage dans les Deux-Sèvres, Jérémy Wick a rappelé que leurs revendications portaient sur un tarif minimal, des primes d'intempéries, une réduction du temps d'attente dans les restaurants. Il a aussi précisé qu'il avait été informé par mail que les scooters seraient désormais autorisés à effectuer des livraisons.

"C'est une mauvaise nouvelle, ça va être plus compliqué pour nous de livrer les longues distances, les scooters seront favorisés" a averti Jérémy Wick.

Une cagnotte de solidarité

Pendant leur circuit entre Bordeaux et Paris, les livreurs ne seront pas rémunérés. Afin de limiter les frais, ils ont prévu de dormir à la belle étoile, ils lancent un appel à la solidarité sur un site participatif. La cagnotte en ligne est intitulée Soutien by'coeur.

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