Bressuire : "l'incroyable souvenir" d'une centenaire reçue à l'Élysée

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Écrit par E. Gérard avec N. Thomas

Invitée au palais présidentiel par Emmanuel Macron en personne, Jacqueline Métais s'est entretenue en tête à tête avec le chef de l'État. "Inimaginable" pour cette centenaire.

À 100 ans passés, Jacqueline Métais pensait sans doute avoir tout vu. Mais ce qui vient de lui arriver, "c'était impensable, inimaginable". La centenaire bressuiraise a été conviée à l'Élysée pour rencontrer le président de la République. 

"Quand j'ai reçu sa lettre d'invitation, j'ai d'abord cru à une blague", raconte-t-elle. "Mais mon fils a appelé l'Élysée pour vérifier et c'était bien vrai !" 

La rencontre a donc eu lieu le 8 novembre dernier : le tête à tête d'une douzaine de minutes a été précédé d'une visite commentée du palais présidentiel.

"J'ai été reçue par 14 messieurs en noir et chemise blanche qui m'ont commenté la visite des 13 salons, c'était super beau. Et après, le président est venu vers moi."

Il m'a demandé : "alors qu'est ce que vous me racontez ?" On a parlé d'un tas de choses. Il a été tout simple et très sympa."

- Jacqueline Métais

Coquette jusqu'au bout des ongles, la centenaire est évidemment très fière de cette rencontre relatée dans la presse quotidienne régionale et même nationale. "C'est un incroyable souvenir, j'ai passé une journée fatigante mais formidable."

VGE et Carter 

Et pourtant, Jacqueline Métais n'en est pas à son premier président. En 1975, Valéry Giscard d'Estaing en personne lui avait remis la médaille de l'ordre national du mérite qui trône fièrement dans son salon. "C'était à Versailles. Giscard était accompagné du président américain, Jimmy Carter."

Un joli palmarès donc pour l'ancienne commerçante qui fêtera en décembre prochain ses 101 printemps, un âge respectable qui n'entame en rien son engagement de citoyenne.

Passionnée de politique, elle n'a "pas manqué un scrutin depuis que les femmes ont le droit de vote" et participe régulièrement au dépouillement lors des élections. "Ça me permet de rencontrer pas mal de gens et de faire mon petit sondage", explique-t-elle avec malice. 

Et Jacqueline Métais n'entend pas passer son tour lors de la prochaine élection présidentielle : "j'ai dit à Emmanuel Macron que si j'étais encore en état, j'aimerais bien dépouiller une nouvelle fois."