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REVOIR. Dimanche en politique, émission spéciale Gilets jaunes en Nouvelle-Aquitaine

© France 3 Nouvelle-Aquitaine
© France 3 Nouvelle-Aquitaine

Manifestations, revendications, exaspérations... Dimanche 9 décembre 2018,  France 3 Nouvelle-Aquitaine vous a proposé une émission spéciale d'une heure : Gilets jaunes en Nouvelle-Aquitaine : la révolte du peuple ? 
À cette occasion, nous vous avons donné la parole.
 

Par Hélène Abalo

Au lendemain de "l'acte IV" et des rassemblements des Gilets jaunes à Paris mais aussi dans nos territoires, France 3 Nouvelle-Aquitaine vous a proposé une émission spéciale dimanche 9 décembre. Une heure de débat pour faire le point sur la situation.  

Revendications, modes d’actions, réponse des politiques, suite du mouvement, pour en parler, Annaïck Demars recevait des membres des Gilets jaunes, mais aussi des représentants de la République en Marche (Benoît Slimani, député  de la Gironde,  Jean-Batiste Moreau, député de la Creuse), Grégory Hugue du syndicat SGP Police et Pierre Vermeren, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 - Panthéon Sorbonne


REVOIR L'ÉMISSION

Dimanche en politique - Emission spéciale Gilets jaunes du 9 décembre 2018

Ce qu'il faut retenir

Ne nous confondez pas avec les casseurs

En marge des défilés des Gilets jaunes, la ville de Bordeaux a connu des scènes de violence samedi soir. Bilan : 26 personnes blessées et 70 interpellations. Les Gilets jaunes ne cautionnent pas ces violences. Ils ne veulent pas être assimilés à des casseurs. 

Extrait - Dimanche en politique Gilets Jaunes
"Nous ne sommes pas des casseurs" précise Yoan. En retirant son gilet jaune (provisoirement), il veut être avant tout un citoyen. Un citoyen en colère.  - France 3 Nouvelle Aquitaine - 9/12/2018


Nous sommes déterminés à poursuivre le mouvement

Ils ne lâcheront rien. Les Gilets jaunes attendent une réaction du pouvoir politique. "Comme ma grand-mère le disait, nous dit Isabelle, quand on veut enlever une tique, on commence par retirer la tête." Ils attendent une prise de parole politique qui prenne en compte l'ensemble de leurs revendications. 

Il faut maintenant un signe fort de la part d'Emmanuel Macron

Les députés LREM sont confrontés à la colère du peuple. Que ce soit Benoît Slimani, député  de la Gironde,  Jean-Batiste Moreau, député de la Creuse, ils prônent l'équilibre des territoires, l'accélération des réformes, notamment sur la fiscalité locale. "Il y a une véritable prise de conscience. Il faut recréer de l'activité économique, de la solidarité". Emmanuel Macron devrait s'exprimer dans les jours qui viennent.

Un samedi de plus ? Les forces de l'ordre sont à bout

Le mouvement va-t-il se poursuivre ? Les Gilets jaunes semblent déterminés. Du côté des forces de l'ordre, c'est épuisement. "Cela fait 3 semaines que certains policiers ne sont pas rentrés chez eux." (Grégory Hugue du syndicat SGP Police).
 

Vous avez la parole !

Que vous soyez Gilets jaunes, sympathisant ou pas du tout solidaire de ce mouvement, vous, internautes et téléspectateurs, aviez la parole. Vous nous avez fait part de vos avis, vos témoignages, vos réflexions.  
 

La défiance

© France 3 Nouvelle Aquitaine
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Vous évoquez votre défiance envers le gouvernement et le président de la République :

Sylvie Brossard : "Que la constitution soit reprise par le peuple plus de représentants, car on vote un parti et plus une idée actuellement. On décide pleins de choses à notre place avec des conséquences catastrophiques sans pouvoir directement donner son avis".

Audrey Imhof  (Saint-Médard-d'Eyrans) : "La dissolution de l’assemblée, la démission du président, et un référendum (...) Des preuves que nous sommes entendus et une prise de conscience qu’ils ne sont rien sans nous (...)"
 
© France 3 Nouvelle Aquitaine
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L'injustice sociale

La fracture sociale, l'injustice fiscale, la France d'en haut et la France d'en bas, c'est ce qui vous fait porter un Gilet jaune. 

Anonyme : "Rétablir la justice fiscale. Il est inacceptable et illogique de taxer les plus démunis d'entre nous alors que, par ailleurs, ils ne sont pas imposés sur le revenu puisqu'ils n'ont pas suffisamment de ressources pour y contribuer."

Christophe FILIPPA (Cadillac) : " Rétablir une justice sociale et fiscale, en rééquilibrant les aides et les prélèvements sociaux: taxer plus les dividendes et plus-values, taxer moins les produits de première nécessité. "       

Karis LAO (Saint-Vaury) : "Diminuer de toute urgence cette injustice sociale et fiscale. Le prix du gasoil, c'est certain, c'est "la goutte qui a fait déborder le vase". Et encore plus pour nous, en région rurale, qui ne pouvons nous passer de la voiture comme le propose insolemment le gouvernement, et avec nos salaires modestes, leur aide à l'achat d'une voiture électrique est juste une immense moquerie.

Christelle :  "L'injustice fiscale est ce qui me fait sortir le gilet jaune.Ce n'est pas normal de donner des privilèges aux plus fortunés et de ne pas vouloir fléchir devant le peuple d'en bas."


Le pouvoir d'achat


Vous voulez vivre décemment en tant que salariés, retraités... 

mauricettefemenia  (Saint-Sever): "La baisse de la csg pour les retraités, une hausse du SMIC et augmenter  tous les retraites et salaires selon le vrai coût de la vie."   

Garrigues lydie (Langon) : "Qu’on souffle , il y en a marre d’avoir la tête sous l’eau tous les mois (...)  La France ne valorise pas le travail des classes moyennes, c’est pourtant cette classe qui rapporte à l’État." 

Babou Boe : " Les mois compliqués car tout augmente sauf nos salaires et je ne peux offrir de Noël à mes enfants."

 

© France 3 Nouvelle Aquitaine
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Les privilèges



Vous contestez les privilèges (ceux des élus, des "riches"…)

Liliane Parot : " Vivre décemment de nos salaires et que les augmentations ne soient pas supérieures à nos revenus. Que tous ces politiques réduisent leurs trains de vie, leurs salaires et leurs avantages. STOP."

Louis Pariot :" Que le gouvernement cesse de dépenser à outrance pour de l'inutile. La moquette de l'Elysée, la piscine etc... et que l'on réduise le train de vie de tous les élus, que cela devienne non pas un métier où on s'en met plein les poches mais plutôt une vocation... Qu'ils montrent l'exemple, fassent un effort et que tous les élus qui gagnent + de 3500 euros retrocèdent à l'état 1000 euros... ça ferait déjà un joli pactole..."

Audrey Castagna : "Demander au gouvernement de s'occuper de récupérer l'évasion de la fraude fiscale d'environ 100 milliards d'euros auprès de grande entreprise (amazon, google et j'en passe), baisser les salaires scandaleux des Grands PDG. régler la question des inégalités salariales, baiser les salaires des ministres, du président."

Sophie Tzroya Cupressoide : "Une brigade comptable incorruptible et inattaquable, qui OBLIGE ENFIN les voyous de la finance à payer immédiatement."
 
© France 3 Nouvelle Aquitaine
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La violence ?



Vous êtes beaucoup à vous opposer à la violence mais quelques-uns à lui trouver une certaine légitimité.

Chantal (Merignac)  : "Non bien sûr rien ne justifie la violence mais quand on a un president aussi pédant qui n'a aucune idée de ce que vit la France populaire et qui dédaigne autant les gens qui ne sont pas de son rang et bien ça pousse les gens à commettre des folies."               

Laetitia (Limoges) : "La violence n'est pas excusable mais la violence sociale à laquelle nous sommes confrontés chaque jour depuis toujours (J'ai 38 ans je n'ai jamais connu autre chose que la crise) n'est plus supportable et je comprends que certains en arrivent là. On a l'impression que c'est la seule chose que comprend le gouvernement et que sans révolte rien ne se passera. Preuve en est,  le gouvernement recule maintenant qu'il y a eu des violences... c'est dommage."


Gilets jaunes en Nouvelle-Aquitaine : la révolte du peuple ?
C’est dimanche à 10h50 sur France 3 Aquitaine, France 3 Limousin et France 3 Poitou-Charentes


 


 

Mettre des mots sur les maux

Voici un poème que nous avons reçu. Il est signé par l'une de nos internautes, Gisèle Laffond-Faye. "Une réponse en poème", dit-elle, "mieux que des longs discours, débats que personne n'écoute, ne croit." 

IL Y A LE FEU 
Du jaune partout…

Samedis noirs sur la capitale,
Un arc de triomphe défiguré, 
Et la COP 24 qui appelle à s’auto-configurer,
Dans un monde plus actif, sans barricade…

L’intelligence de la situation,
Serait de changer de cap, d’idéation.
Agir sous la contrainte de la crise,
Est parfois salvatrice.
Arrêtez de nous berner,
En ne pensant qu’à gouverner.
La mobilisation des gilets jaunes,
Continuera dans toutes les zones,
Car elle atteint des seuils inouïs,
Soutenue par la population d’aujourd’hui.
Si vous ne désamorcez pas, 
Ils vont vous envoyer à trépas.
Il est temps de réagir sous l’urgence,
Au lieu de multiplier vos exigences.
Le feu est allumé car vous êtes affameur,
Dés la mesure du 80 km/heure.
Les ressentis de l’inégalité, 
Etaient déjà tellement court-circuités…

Créez une véritable confiance,
Diffusez l’espoir dans la prévoyance.
Supprimez l’ISF (impôt sur la fortune).
Gelez les taxes pour un effet garrot.
Et surtout allez chercher les euros,
Là où les plus riches illégalement,
Les dissimulent si facilement.
Démontrez par de nouveaux projets,
Qu’ils ne sont pas vos sujets,
Mais des gens utiles à cette société.
Favorisez la coopération,
Riches et pauvres en association.
Pari difficile  mais action payante,
Dans cette démocratie vacillante,
Avec  ses cultures si diverses,
C’est le prix de la paix sans controverse,
De la justice sociale en assurance-vie,
Le seul bien qui vaille la vie…

 

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