Hervé Brunaux raconte les Joliot-Curie à Clairvivre

Dans son dernier livre, Hervé Brunaux raconte un passage méconnu de l'Histoire : le passage des époux Joliot-Curie à la cité de Clairvivre. Alors qu'ils fuient Paris et l'armée allemande, les deux savants y passeront quelques semaines à l'été 1940.

Cité sanitaire pour les malades atteints de la tuberculose, la cité de Clairvivre va accueillir Irène et Frédéric Joliot-Curie pendant l'été 1940.
Cité sanitaire pour les malades atteints de la tuberculose, la cité de Clairvivre va accueillir Irène et Frédéric Joliot-Curie pendant l'été 1940. © France 3 Périgords / Wilfried Redonnet

On connaissait la cité de Clairvivre pour son activité médicale et sanitaire. Depuis son ouverture en 1930, cette ville dans la ville a accueilli plusieurs milliers de tuberculeux. Ce que l'on sait moins en revanche, c'est que l'établissement a recueilli les époux Irène et Frédéric Joliot-Curie après leur fuite de Paris. A l'été 1940, la France est en pleine débâcle, les allemands marchent sur Paris et les deux savant n'ont d'autres choix que de fuir vers le Sud pour protéger leurs précieuses recherches. D'abord à Clermont-Ferrand, puis à la cité de Clairvivre, où le fondateur Albert Delsuc va les accueillir pendant deux mois.

Une cité moderne, aux idées novatrices

Dans son dernier livre paru aux éditions Rouergue, "Aux plus chers de nos vies", le romancier et poète Hervé Brunaux raconte ces moments tragiques de la vie d'Irène Joliot-Curie.

"C'est une période difficile pour les deux savants. D'abord ils sont séparés de leurs enfants, qu'ils ont scolarisé en Bretagne pour des raisons de sécurité. L'arrivée des allemands dans Paris est un deuxième crève-coeur pour ces résistants dans l'âme. Ils passent alors de grands savants mondialement reconnus à fugitifs."

Pourtant, ces deux mois passées en Dordogne représente aussi une parenthèse de calme en cette période de guerre. La cité utopique, unique en Europe, n'est pas seulement un établissement sanitaire. Dans le livre d'Hervé Brunaux, la ville est un personnage à part entière, dont l'idéologie fondatrice rejoint les idées des Joliot-Curie.

"C'était un endroit très moderne, très avancé sur les plans social, technique et technologique. Les premières crèches de France sont apparues ici, il y avait des assistantes sociales, tout le confort que l'on connait de nos jours étaient déjà dans les pavillons de Clairvivre dans les années 40", raconte le romancier.

Pour son premier séjour à Clairvivre, Irène Joliot-Curie ne restera que deux mois. Une période courte mais intense où les deux époux se retrouvent un peu, loin de la guerre étouffante. Ce sont aussi ces moments de paix qu'Hervé Brunaux raconte dans son dernier ouvrage. Le romancier présentera son livre les 16 et 17 juin au salon littéraire, Livre en fête, à Champcevinel.

 

Hervé Brunaux raconte les Joliot-Curie à Clairvivre

 

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