Avis de Grand Frais sur la côte atlantique : comment protéger son bateau en cas de coup de vent ?

On attend ce vendredi et ce week-end un épisode de fortes vagues, des averses orageuses et de forts coups de vent dans un contexte de grandes marées. Vigilance orange est annoncée sur tous les départements côtiers, la surveillance est de mise une semaine après les dégâts de la tempête Aline.

Vents, orages, pluies, risques de crues et de vagues submersion, une vigilance tous azimuts est prévue ce week-end sur le littoral atlantique et de la Manche.

Au port d'Arcachon, Un avis de "Grand Frais", c'est à dire qu'il faut s'attendre à des vents de Force 7 sur l'échelle de Beaufort, soit 60 km/h, peut-être 70, en rafales. Des vagues sont également prévues sur les côtes, des Charentes à l'Espagne  : entre 4 et 5,5 mètres. Mais rien  à voir avec le coup de vent du 20 octobre dans le contexte de la Tempête Aline. 

Des bateaux éparpillés

En début de semaine, ce lundi 23 octobre, ils étaient encore nombreux à chercher leur bateau après la tempête. Beaucoup avaient, du fait du vent ce 20 octobre et des frottements répétés et intenses, cassé leurs amarrages et divagué jusqu'au fond du bassin où près d'une quarantaine d'entre eux ont échoué. Pour quelques-uns, enchevêtrés avec d'autres ; pour d'autres, loin dans la vase.

Sur la page Facebook de la commune de Lège-Cap-Ferret, beaucoup de Ferret-capiens ou des visiteurs ont partagé quelques photos, des infos. Michel Sailhan, du club nautique d'Arès, est un des plaisanciers parmi d'autres qui ont posté un cliché pour aider les propriétaires à les retrouver.

Avec le vent, "les bateaux ont été drossés vers le fond du bassin, vers Arès, Andernos, dans les prés-salés de Lège. Il y en avait un peu partout !"  Pour sa part, Michel navigue sur un 5,90, un bateau typique du bassin. "Moi j'ai un petit bateau et je l'avais rentré dans mon jardin". Mais il confirme que l'épisode était particulièrement intense. "La semaine dernière ce devait être force 8 ou 9 c'était très fort ! Des vents de 100-120km/h".

Il explique que les bateaux éparpillés étaient amarrés à un corps-mort, soit une bouée reliée par un bout (cordage) à une chaîne et un poids au fond de l'eau en béton. "Ce sont ces bouts-là qui ont cédé. Et pourtant, c'est très costaud : un diamètre de 3-4 cm en général en synthétique... Il devait y avoir des corps morts ou des bouts plus vieux....

Il y a la force du vent, le clapot qui provoque des vagues courtes, sèches, violentes. Il y a sur le bout un mouvement de bas vers haut pendant des heures des jours et ça finit par céder.

Michel Sailhan, plaisancier à Arès

Rédaction web France 3 Aquitaine

Vérifiez les amarres

C'est le premier conseil donné par le directeur du port d'Arcachon Germain Stoldick en cas de coup de vent annoncé. Il demande aux clients "de vérifier les amarres des bateaux, si le bateau est au port ou si par hasard il est au corps-mort, vérifier qu'il est bien amarré sur sa bouée". Même si, il le précise, l'épisode du 20 octobre n'a pas concerné les 600 corps-morts dont le port à la charge jusqu'à fin septembre. "On a pris le parti de finir cette location fin septembre parce qu'on sait qu'on peut avoir des événements tempétueux en octobre... Les bateaux de nos clients sont hivernés". 

Du côté du syndicat mixte, Honoré Clément explique également qu'il y a une procédure d'amarrage à respecter. Le syndicat a eu quelques bateaux vagabonds avec "des défauts d'amarrage", mais ce sont "essentiellement ceux du Cap-Ferret", gérés par la commune et non le syndicat, qui "ont subi le coup de vent du sud et qui sont arrivés sur les sites d'Arès et d'Andernos. Habituellement, quand il vient du nord-ouest (le vent, ndlr), le bassin est un peu préservé".

"Ce type d'épisode arrive régulièrement. Il n'y a rien d'exceptionnel en début ou fin de saison qu'on ait des vents supérieurs à ce qu'il y a en période estivale".

Quant aux bateaux encore dans l'eau, ils sont encore dans les temps de leur contrat : jusqu"au 31 octobre. "Les gens ont jusqu'à mardi prochain pour les sortir".

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