VIDÉO. Sophie Adenot, nouvelle spationaute française, rêve de son futur dans l'espace

Depuis La Teste-de-Buch en Gironde où elle travaille en tant que pilote d'hélicoptère sur la base de Cazaux, Sophie Adenot nous parle de sa sélection par l'Agence Spatiale Européenne. Après Claudie Haigneré, elle deviendra la deuxième spationaute française à commencer à s'entraîner pour une mission spatiale.

Elle a été choisie parmi plus de 22 000 candidats pour s'envoler à la conquête de l'espace. Sophie Adenot fera partie de la nouvelle génération des astronautes européens. Ils sont seulement cinq à avoir été sélectionnés par l'Agence Spatiale Européenne en novembre. 

L'ancienne pilote d'hélicoptère est une pionnière. Elle a été la première femme pilote d'essai pour la direction générale de l'armement. Avec cette nomination, elle devient la deuxième française, après Claudie Haigneré en 1996, à intégrer l’ESA. 

"C'est un parcours qui a été construit progressivement et qui a demandé, certes un peu de rêve à la base, mais surtout du travail pour en arriver là, beaucoup, beaucoup de travail ... et un peu de chance aussi."

Sophie Adenot, spationaute

à France 3 Aquitaine

Retour à l'école

La pilote d'hélicoptère quitte la base aérienne 120 de Cazaux où elle a travaillé pendant huit ans. Elle prend maintenant la direction de Cologne, en Allemagne, pour se former avec les quatre autres spationautes sélectionnés par l'ESA. "On est partis pour du 8h - 18h en classe avec des classeurs, de quoi prendre des notes et c'est parti pendant au moins un an comme ça", s'amuse-t-elle.

À quarante ans, Sophie Adenot rejoint ainsi les sept spationautes européens actuellement en service, issus de la promotion 2009, dont Thomas Pesquet.

Je suis juste en bas de l'Everest, c'est maintenant qu'il faut monter la montagne, donc j'y vais marche par marche.

Sophie Adenot, spationaute

à France 3 Aquitaine

Son premier objectif sera de partir en mission sur la station spatiale internationale. Mais le chemin est encore long jusqu'aux étoiles. "Je n'ai pas de date... 2025, 2026, 2027, je n'en sais rien, explique-t-elle. Thomas Pesquet, par exemple, a mis sept ans après sa sélection avant de pouvoir partir dans l'espace, et ça pourrait être pareil pour moi."

La plus haute qualification

À l'Agence Spatiale Européenne, on a déjà de grandes ambitions pour elle. Le chef stratégie et coordination de l'ASE, Didier Schmitt, la voit déjà obtenir la plus haute qualification pour les astronautes : la possibilité de sortir de la station.

Je pense que Sophie est prédestinée à faire 'la totale' : Pas juste aller dans la station faire des expériences et de la maintenance, mais mettre un scaphandre et sortir faire les réparations et les améliorations de la station.

Didier Schmitt, chef stratégie et coordination de l'ASE

à France 3 Aquitaine

Un rêve de plus que pourrait réaliser cette ingénieure, lieutenant-colonel et dorénavant deuxième femme française spationaute. 

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