La 5G arrivera à Pau et ses environs le 15 décembre, 1ers servis en Nouvelle-Aquitaine, et courant 2021 à Bordeaux

L'opérateur Orange sera le premier à activer ses antennes 5G en Nouvelle-Aquitaine. Top départ le mardi 15 décembre à Pau et dans 20 autres cités béarnaises. Cette couverture ultra-haut débit s'étendra progressivement partout en France pour atteindre 100% du territoire en 2030.
Les antennes 5G seront déployées progressivement, en priorité dans les zones les plus denses, dans l'objectif de "désaturer" la 4G et de permettre le développement de nouveaux usages industriels
Les antennes 5G seront déployées progressivement, en priorité dans les zones les plus denses, dans l'objectif de "désaturer" la 4G et de permettre le développement de nouveaux usages industriels © FABRICE COFFRINI / AFP
Voilà, nous y sommes. L'ère de la 5G est ouverte et avec elle les perspectives d'un monde ultra-connecté.

Les premières antennes ont été activées aujourd'hui, mardi 1er décembre, dans une trentaine de communes françaises par les opérateurs Orange et Bouygues.
 
En Nouvelle-Aquitaine, ce sont les habitants de la région paloise qui seront les premiers servis. "Nos antennes seront mises en route à partir du 15 décembre" assure Eric Arduin, délégué régional de l'opérateur Orange en Nouvelle-Aquitaine. "Nous avons eu l'autorisation d'effectuer des expérimentations 5G à Pau dès 2018, nous y avons testé différentes configurations, cela nous paraîssait logique d'y lancer le réseau".
 
Pau ainsi que 20 autres communes alentours bénéficieront d'une couverture 3,5GHz. Les nouvelles antennes ont été installées aux côtés de celles de la 4G, sur des pylônes existants.

Déploiement progressif, début 2021 à Bordeaux


La 5G doit permettre de "désaturer" le réseau dans les zones les plus tendues expliquent les opérateurs. "Les usages augmentent de 40% par an" souligne Antony Colombani, directeur des affaires publiques de Bouygues Telecom, "le risque est que les clients n'arrivent plus à avoir une connexion satisfaisant, notamment dans les grands centres urbains, les gares, les stades".

Alors quid du lancement dans la métropole bordelaise ? Le sujet est épineux. Pierre Hurmic, le maire écologiste de Bordeaux, a clairement exprimé son hostilité.
 
Les opérateurs ne veulent pas passer en force. Ils ont opté pour le dialogue.
"On attend que les conditions soient réunies, d'être sûrs que le déploiement ne posera pas de problèmes aux élus, même si, au plan juridique, les élus locaux ne peuvent s'opposer au déploiement, cela relève de l'Etat" précise Antony Colombani.

Même statu quo provisoire du côté d'Orange et de SFR.

"SFR nous a prévenu mercredi dernier qu'ils ouvraient leur 5G le 4 décembre à Bordeaux. Nous avons immédiatement demandé un report"

rapporte Delphine Jamet, adjointe de Pierre Hurmic, en charge de l'administration générale à la mairie de Bordeaux, soulagée que SFR ait suivi la même ligne de conduite que ses concurrents.

"Nous avions déjà l'engagement d'Orange qui a accepté d'attendre notre feu vert, nous avions aussi demandé à Bouygues. Nous voulons d'abord mettre en place un observatoire des ondes pour pouvoir comparer les taux d'exposition avant et après la mise en route de la 5G".

Plusieurs capteurs seront installés à Bordeaux et dans les communes de la Métropole qui en feront la demande. Ils permettront de mesurer les ondes sur une longue période.

La mairie souhaite également attendre les conclusions de l'Anses, l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire qui étudie l'impact des ondes électromagnétiques de la 5G sur les populations. Ses observations devraient être publiées en mars prochain.

Les opérateurs pourraient attendre jusque là. Mais pas beaucoup plus si l'on en croit Eric Arduin qui avance que "sur BordeauxOrange ouvrira le réseau 5G dans le 1er trimestre 2021".

 "Nous allons lancer un grand débat, inviter des experts courant février pour expliquer au grand public les tenants et les aboutissants de la 5G" annonce Delphine Jamet. L'élue mise sur la responsabilité de chacun.
 

Il faut revoir nos usages du numérique. Il n'est pas normal qu'on arrive à une saturation de la 4G. On regarde peut-être trop de vidéos sur les smartphones. On ne devrait pas avoir besoin de généraliser la 5G. C'est essentiel pour arriver à respecter les objectifs de la Cop 21.

Delphine Jamet - adjointe au maire de Bordeaux -

La technologie 5G fournira des débits 3 à 4 fois supérieurs à ceux de la 4G dans un premier temps, puis 10 fois plus rapides d'ici quelques années. Elle permettra notamment l'essor de la télémédecine ou du  "gaming mobile" pour les passionnés de jeux vidéo.
La technologie 5G fournira des débits 3 à 4 fois supérieurs à ceux de la 4G dans un premier temps, puis 10 fois plus rapides d'ici quelques années. Elle permettra notamment l'essor de la télémédecine ou du "gaming mobile" pour les passionnés de jeux vidéo. © Orange


Des usages industriels

Si la 5G peut sembler superflue pour un usage grand public, elle est très attendue par les acteurs industriels. Elle permettra de développer la télémédecine, le pilotage de robots à distance, l'utilisation de la réalité augmentée... elle changera, à coup sûr, notre quotidien.
 

Le débit offert sera de 3 à 10 fois supérieur à la 4G selon les bandes de fréquences utilisées par les opérateurs.

Ils ont l'obligation d'installer 3000 sites 5G d'ici 2022, 8000 d'ici 2024. En 2030, l'Agence Nationale des Fréquences indique que 100% du réseau devra être 5G. 
 
Si vous cherchez à connaître les emplacements des antennes-relais près de chez vous, le site cartoradio propose une carte évolutive et interactive permettant d'obtenir de nombreux détails sur les antennes existantes.
 
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