A Bordeaux, les artisans manquent de main d'oeuvre et de matériaux dans le bâtiment

Le secteur n'a jamais été aussi en forme depuis 2018. Mais avec la pandémie, il faut rattraper les retards et savoir gérer l'afflux de nouvelles demandes en Gironde et agglomération bordelaise, tout en faisant face à une pénurie de personnel et surtout de matériaux.
La pénurie de matériaux vient s'ajouter au retard dû au premier confinement et au manque de main d'oeuvre face à un secteur du bâtiment en pleine reprise.
La pénurie de matériaux vient s'ajouter au retard dû au premier confinement et au manque de main d'oeuvre face à un secteur du bâtiment en pleine reprise.

Pour Thierry Leblanc, président de la Fédération Française du Bâtiment Gironde, c'est une bonne période pour le secteur. D'abord par l'afflux de nouveaux habitants en Gironde et agglomération bordelaise. 
Entre15 et 17 000 personnes qui s'installent, ça donne du travail au secteur ! Mais il explique aussi qu'il y a différents phénomènes. "On n'a pas forcément rattrapé le retard du confinement", donc il reste des chantiers  à terminer. Et puis, "les gens sont passés du monde de l'entreprise au télétravail et ont pris conscience qu'il était important d'avoir un chez soi où il fait bon vivre...".
Ils ont adapté leur logement au télétravail. Paradoxalement, le contexte "a généré  de l'activité pour nos professionnels". 

Regardez le reportage d'Hélène Chauwin et Laure Bignalet.

A Bordeaux, on manque de main d'oeuvre et de matériaux dans le bâtiment

En Gironde, le BTP a recruté 15% de salariés supplémentaires en CDI cet été.
Il manque encore de main d'oeuvre. Même si le secteur recrute (60 000 collaborateurs en France depuis le début de l'année), et que les centres de formation sont pleins. Alors s'il manque de la main d'oeuvre, ce n'est pas le seul problème quand on sait par ailleurs que les commandes, les demandes de devis sont là.

Un manque de matériaux

L'an dernier, la pandémie a stoppé l'économie mondiale. Depuis, le marché a repris mais il reste désorganisé. Les prix des matières premières, comme le bois, l'acier, ou l'electronique sont très variables tout comme les délais de livraison...

Thierry Leblanc explique aussi que les surcoût peuvent aller de 10 à 100% pour certaines fournitures. "Ça désorganise les chantiers", puisque plusieurs entreprises spécialisées se relaient sur chaque site. Des retards sont à prévoir mais "ce n'est pas de la faute des chefs d'entreprise qui subissent".

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