Bordeaux : délogés du squat de Bordeaux-Lac, une vingtaine de migrants se retrouvent à la rue en plein froid

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Après l'évacuation du "village des tentes" de Bordeaux-Lac, une partie des occupants avait trouvé refuge dans une salle de spectacle municipale. Mais depuis ce lundi 23 janvier, la ville a récupéré les locaux. Une vingtaine de migrants expliquent n'avoir aucune solution de logement et se retrouvent à la rue, en plein froid.

Après une semaine de répit à l'abri des intempéries, la vingtaine de migrants expulsés du "village des tentes " de Bordeaux-Lac se prépare à nouveau à affronter un froid glacial.

Ils sont algériens, tunisiens ou marocains, en situation irrégulière pour la plupart. Ils n'ont, confient-ils, aucune solution de logement, alors qu'ils doivent quitter les locaux mis à disposition par la ville de Bordeaux dans le quartier Bacalan.

Rencontrés quelques minutes avant de quitter les lieux, ce lundi 23 janvier, ils expliquent qu'ils ne savent pas où ils dormiront ce soir.

"Je n'ai pas arrêté d'appeler le 115 pour un hébergement d'urgence. J'appelle, je rappelle tout le temps et ça fait un mois et demi que je dors dans la rue", confie l'un d'eux :

Il fait très froid, vraiment très froid dehors, ça peut nous tuer !

L'un des expulsés du "village des tentes" de Bordeaux-Lac

"Le village des tentes" évacué pour des travaux d'élagage

Le squat, d'où ont été évacués ces réfugiés, est installé depuis 2019 dans la pinède de Bordeaux-Lac. La mairie de Bordeaux, propriétaire du terrain situé sur la commune de Bruges, a obtenu le feu vert de la justice pour évacuer le campement. D'importants travaux d'élagage pour sécuriser le massif doivent être menés en urgence, argumente la municipalité.

Le squat, situé en pleine zone du chantier, a donc été vidé de ses occupants. Trois femmes enceintes ont été relogées dans un hôtel par les services de la préfecture. Ce qui n'est pas le cas des migrants en situation irrégulière, mis à l'abri temporairement à Bacalan. Désormais à la rue, une partie d'entre eux a trouvé refuge ce lundi matin dans un tramway, à la recherche d'un peu de chaleur, au moins pour quelques heures.

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