Bordeaux : des migrants évacués de l'un des plus grands squats de la ville

Un squat a été évacué tôt ce matin à Bordeaux. Une cinquantaine de personnes logeait dans l'ancienne salle de concert, beaucoup font partie de l'association Ovale citoyen. Certains ont été embarqués, on ne sait pas combien. 
Les policiers français et espagnols ont évacué environ 80 personnes d'après le milieu associatif qui les soutient.
Les policiers français et espagnols ont évacué environ 80 personnes d'après le milieu associatif qui les soutient. © S. Tuscq-Mounet
Beaucoup dormaient encore dans le squat, l'ancienne salle de concert Bootleg près du commissariat de Bordeaux. Ils y sont depuis environ un an.
Ils sont arrivés au petit matin, une dizaine de cars de CRS et une quarantaine de policiers français. Ils ont procédé à l'évacuation d'environ 80 personnes, hommes, femmes, enfants originaires pour la plupart d'Afrique Subsaharienne. 
 

Certains migrants en cours d'insertion


Comme beaucoup de migrants présents, Abdul est passé par l'Espagne pour rejoindre la France. Le règlement Dublin II, commun aux pays de l'Union, prévoit le transfert d'un demandeur d'asile vers le pays où le migrant a mis pied à terre pour la première fois en Europe. 
Certains seraient en situation parfaitement régulière. S'ils ne sont pas relogés, ils risquent de rejoindre un autre squat ce qui fait dire à Pierre Hurmic, élu EELV de Bordeaux Métropole, "On ne règle pas le problème."
 

Ce qui nous peine, c'est que la plupart sont des joueurs d' "Ovale citoyen",  une association créée pour pratiquer l'insertion de publics en difficulté à travers le sport et notamment le rugby. Il ne faut pas qu'en les virant systématiquement, le travail d'insertion soit anéanti. 

Voici l'intégralité de son interview réalisée ce matin par Antoine Royer et Sylvie Tuscq-Mounet où il appelle la métropole à trouver des logements, notamment dans les bâtiments inoccupés. 

 
Pierre Hurmic élu de Bordeaux métropole ( EELV )

En attendant, pour Abdul et d'autres, ceux qui n'ont pas été embarqués, reste la quête d'un nouveau toit pour ce soir et les suivants. 
L'OFI ( L'office français de l'immigration et intégration ) est venu nous dire de passer cet après-midi, ils vont nous aider à trouver des logements." 
 

Je ne veux pas retourner là-bas en Guinée, c'est la m.. là-bas.  Je sais pourquoi je suis parti. 

 

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