À Bordeaux, les salariés de Ford repartent bredouilles

Nouvelle journée d'action à Ford Aquitaine Industries de Blanquefort
L'intersyndicale s'inquiète de l'avenir du site qui emploie 930 salariés. Il est menacé par un manque d'embauche de la part de la direction. Celle-ci rencontrait le personnel et le prefet ce jeudi 9 après-midi. Reportage de Gladys Cuadrat et Ludovic Cagnato. Interviennent dans ce reportage : Gilles Lambersend, Secrétaire du CE, et Philippe Poutou, délégué syndical CGT.

Environ 150 employés de l'usine Ford de Blanquefort étaient mobilisés, ce jeudi après-midi. Le but : signifier leurs inquiétudes sur l'avenir du site, qui emploie 930 salariés. Après deux heures de rassemblement, ils sont repartis bredouilles.

Par Jeanne Travers

Deux heures de mobilisation, et puis s'en vont. Ce jeudi 9 février après-midi, 150 employés de l'usine Ford de Blanquefort étaient rassemblés pour réaffirmer leurs inquiétudes vis à vis de la santé de leur usine.

En effet, le groupe Ford Europe s'était engagée à pérenniser son site de Blanquefort auprès des pouvoirs publics. Il avait reçu une partie des 12 millions d'euros d'aides promises pour tenir cet engagement.

Mais, alors que la promesse doit être tenue avant mai 2018, aucun nouvel investissement n'est en vue et les commandes de boîtes de vitesse diminuent.

Il faut imposer à Ford de changer de stratégie", estime Gilles Lambersand, secrétaire du Comité d'entreprise.

"La moyenne d'âge, c'est 50 ans. S'il n'y a pas un vrai projet et un vrai programme d'embauche, c'est dramatique pour l'avenir de l'usine", ajoute le salarié. "Si les choses restent dans l'état actuel, nous sommes inquiets pour la pérénnité de l'entreprise".

Ce jeudi 9 février, cette nouvelle mobilisation s'est conclue sur un chou blanc : personne n'a rencontré les participants pour continuer le dialogue. La préfecture a bien reçu une délégation d'élus et de Ford Europe, mais les salariés étaient encore exclus de cette rencontre.

La déception s'est fait sentir auprès des salariés, quelques semaines après la fermeture des portes de leur usine pour une "journée morte", le 23 janvier. Mais malgré tout, les syndicats ont confirmé la poursuite de la mobilisation.

► Le 27 janvier, Dimanche en Politique avait consacré son émission à cette problématique. Revoir l'émission :

 

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