Flavescence dorée : un viticulteur girondin refuse d'arracher sa vigne et attaque en justice

Alain Déjean, viticulteur en biodynamie, s'oppose à l'arrachage de ces ceps de vignes contaminés par la flavescence dorée
Alain Déjean, viticulteur en biodynamie, s'oppose à l'arrachage de ces ceps de vignes contaminés par la flavescence dorée

Un viticulteur girondin, contraint par la préfecture d'arracher une partie de ses vignes atteintes de flavescence dorée, très contagieuse pour les vignobles, attaque en justice la décision des autorités. L'affaire sera jugée ce mercredi au tribunal administratif de Bordeaux.
 

Par CB

Cette maladie de la vigne, la "flavescence dorée" est incurable : elle n'est contenue que par l'arrachage des ceps contaminés, le contrôle des plants de pépinières et la lutte insecticide contre le vecteur. 

Elle se caractérise par un jaunissement des feuilles et un dépérissement du raisin. Aujourd’hui, plus de la moitié de la superficie du vignoble français est en zone de lutte obligatoire et donc cadrée par les autorité agricoles et préfectorales.

Alain Dejean est viticulteur à Preignac. En 2016 l'organisme chargé de recenser et prévenir ces maladies, le GDON (groupe de défense contre les organismes nuisibles) du Sauternais et des Graves estime que que sur la parcelle du viticulteur plus de 20% est contaminé.
Au-delà de ce seuil de 20%, c'est l'arrachage obligatoire mais c'est un chiffre qu'il réfute. Il a demandé, à ses frais, à l'INRA d'analyser ces pieds de vigne et le nombre est tombé en dessous du seuil... Mais l'administration persiste à demander l'arrachage sous peine d'une amende de 80000 euros....

Il demande alors au tribunal administratif d'annuler la décision du préfet. Tribunal qui a décidé d'un non-lieu cet été car le préfet avait de lui-même annulé l'arrêté d'arrachage.

Mais une deuxième mise en demeure au mois de juillet dernier, lui réclame à nouveau cet arrachage...

L'histoire d'un bras de fer en Sauternais avec Karim Jbali et Nicolas Pressigout.
 
Un viticulteur girondin refuse d'arracher sa vigne

Une obligation de traitement

En cas de vignes infestées par la cicadelle, l'insecte vecteur de la maladie, les viticulteurs ont l'obligation de traiter, qu'ils travaillent en conventionnel ou en bio. Le dernier recours étant l'arrachage pour éviter la prolifération.

Regardez le reportage de Catherine Bouvet et Guillaume Decaix (juin 2014).
(Interviennent dans ce reportage Patrick Boudon (Président du syndicat des Vignerons bio d'Aquitaine; François Hervieu, Chef du service régional alimentation/DRAAFA) et Denis Thierry, ingénieur INRA/Institut des Sciences de la Vigne et du Vin)
La flavescence dorée : une menace pour la vigne véhiculée par la cicadelle



En savoir plus sur la flavescence dorée sur le site de l'INRA




 

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