Insécurité à Bordeaux : remobilisation pour la police municipale et création d'un GLTD à Saint-Michel

Plusieurs policiers municipaux seront redéployés dans le quartier Saint-Michel et aux alentours, a annoncé ce mercredi le maire de Bordeaux. Pierre Hurmic a également communiqué sur la création d'un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD).

Bagarres, agression violente en pleine rue… Chaque semaine ou presque, le quartier de Saint-Michel refait une apparition dans la rubrique faits-divers. De quoi susciter l'exaspération des habitants et commerçants, qui, depuis de longs mois, sollicitent les pouvoirs publics. 

Très attendu sur le sujet, le nouveau maire de Bordeaux Pierre Hurmic s'est exprimé ce mercredi matin sur le sujet à l'occasion d'une conférence de presse, annonçant le redéploiement des effectifs municipaux sur des missions d'îlotage. 
"Nous avons insisté pour que les policiers soient mobilisés pour être plus présents sur le terrain. La demande des habitants de Saint-Michel est constante : ils nous disent qu'ils aimeraient voir plus de policiers dans les rues", a-t-il déclaré.
 

Un groupement local de traitement de la délinquance

Autre mesure également annoncé par le maire : la création d'un groupe local de traitement de la délinquance, un GLTD, associant les services de la préfecture, ceux du procureur de la République, mais aussi la police municipale, la mairie, les bailleurs sociaux ou encore les associations locales. "On réunira tout ce monde-là autour d'une table pour favoriser l'échange et la remontée d'informations. Le dispositif doit aboutir sur l'émergence d'actions communes de prévention et de répression de la délinquance".

Les GLTD ont pour mission de protéger les lieux à haut risque, mener des actions de sensibilisation, appréhender les phénomènes de bandes rivales urbaines ou encore traiter de l'absentéisme scolaire. Ces groupes sont temporaires, et n'ont pas vocation à perdurer une fois une amélioration constatée. 


Pierre Hurmic a reconnu s'inspirer de l'expérience d'autres villes françaises ayant eu recours à un tel dispositif. "C'est un outil jugé comme étant performant. J'ai eu la curiosité de regarder où est-ce qu'il avait fonctionné, et j'ai vu qu'il avait fonctionné efficacement à Grenoble". 

"Urgence de la situation"

"Il est très important que les services de la municipalité mettent l'ensemble de leurs moyens au service au service de l'urgence de la situation", a de son côté renchérit Amine Smihi, adjoint au maire en charge de la tranquillité publique, de la sécurité et de la médiation.
Mais l'élu assure que la municipalité ne pourra opérer seule à un retour de la tranquillité sur Saint-Michel et ses environs, et demande "une implication très forte de la police nationale à nos côtés". 

Plus de moyens pour la police nationale

Il faut absolument qu'au niveau des services de l'Etat ils donnent les moyens à la police nationale de Bordeaux de pouvoir travailler à nos côtés pour résoudre cette situation très grave. 

 Amine Smihi, adjoint au maire de Bordeaux en charge la sécurité.



"Bordeaux a grandi, s'est densifiée, a poursuivi Amine Smihi. Les problématiques de la ville exigent qu'il y ait un redimensionnement des moyens de l'Etat. La police nationale de Bordeaux a besoin d'un soutien en effectifs, en moyens et en matériel pour faire face à un problème qui est plus complexe que d'antan."


 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
sécurité société police