Nathalie blanquefortaise, mère de 5 enfants : le coronavirus a simplifié sa vie

L'aîné a 15 ans, la dernière tout juste un an. Avec cinq enfants confinés à la maison à Blanquefort près de Bordeaux, Nathalie a de quoi occuper ses journées entre les devoirs, les courses, les repas. Mais paradoxalement elle ne se plaint pas de la situation. Le Coronavirus a simplifié sa vie. 

L'agneau qui est né cette semaine est l'une des attractivités des enfants pendant cette période de confinement.
L'agneau qui est né cette semaine est l'une des attractivités des enfants pendant cette période de confinement.
Dans la famille, ils sont sept. Le père est ébéniste et peut continuer son activité dans son atelier à la maison.  Nathalie, la maman, gère donc les enfants : Pierre-Louis 15 ans, Astrid 13 ans, Marguerite 11 ans, Marie 9 ans et  Augustine qui a fêté ses un an la semaine dernière. 

Une famille nombreuse où les enfants ont appris à être autonomes tout petits. Et pour la maman, faire classe à quatre élèves de niveau scolaire très différent n'a rien d'une corvée : 

"On reçoit les cours via la boite mail. Ils les impriment, recopient sur les cahiers, font les devoirs tous seuls. Pour les exercices, ils ne me sollicitent que quand ils ne comprennent pas.  Pour Marie, (la plus jeune scolarisée), j'ai tout fait avec elle pendant les deux premiers jours. Le 3e jour, elle a travaillé sous le contrôle de sa sœur et tout était carré. Elle avait suivi les consignes. C’est une bonne élève" se félicite Nathalie. 

Étudier à la maison a demandé aux enfants un effort d'adaptation reconnaît néanmoins leur maman. 

Ca a été difficile de passer autant de temps à travailler à la maison. Au début, ils avaient du mal à se lever le matin, à prendre le rythme de l’école. Mais à la fin de la semaine, on était calé


A tel point que les devoirs surveillés se sont organisés avec la même rigueur : 

On a décidé d'un après-midi "contrôle". Chacun en avait un dans la semaine. Je les ai installés sur la table du salon avec leur contrôle devant eux et dans le calme qu'on peut avoir avec un bébé qui avait décidé de ne pas dormir. Une fois terminé, le devoir surveillé, ils l'ont scanné et envoyé au professeur des écoles.  Ca marche sur le principe de la confiance. On ne s’aide pas de ses cours et on ne dépasse pas le temps imparti. Je tiens à ce qu’ils le fassent dans de bonnes conditions. 


A écouter Nathalie, on s'étonne. Le confinement n'a pas fait de sa vie un enfer, au contraire. 

Moi, le plus dur, c’est quand il n’y a pas le coronavirus. Là, je n'ai plus tous les trajets jusqu'aux écoles. Plus d'activités extrascolaires le week-end. Mon emploi du temps est très allégé.


Les repas ne sont pas davantage source de stress. Les enfants ne mangeaient pas à la cantine. 

Habitués à jouer ensemble, les enfants ne réclament pas encore les copains. Astrid a bien essayé d'accompagner sa mère faire les courses "pour prendre l'air" mais elle n'a pas insisté. 

Installée un peu à l'écart de Blanquefort dans une grande maison que le papa reconstruit progressivement, la famille vit dans un cadre campagnard.

Il fait beau. On a un grand jardin. Je les oblige à sortir tous les jours. Il fait beau. On a des animaux, dont un agneau né cette semaine. On l'aappéle Corona d'ailleurs. Et ils ont aussi leur petite sœur, leur poupée. Pour l’instant, l’ambiance est plutôt assez sereine. Mon mari peut toujours travailler et peut assurer son salaire. 


Nathalie le reconnaît, ces conditions aident à bien vivre le confinement.

On passe plus de temps avec eux. Les repas durent plus longtemps. On est pas scotché sur la montre. Dans ce contexte, je suis convaincue que ça ressert les liens familiaux. 


Et si le confinement venait à se prolonger ? Nathalie n'est pas inquiète. Le coronavirus peut avoir du bon.

 
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