Florent Boudié candidat à la présidence des députés LREM

Le député LREM de Gironde Florent Boudié, ex-socialiste, a annoncé mardi sa candidature à la tête du groupe majoritaire face à Gilles Le Gendre, dans le cadre du remaniement interne de mi-mandat.
Le député girondin Florent Boudié en janvier 2019.
Le député girondin Florent Boudié en janvier 2019.
Dans un courrier adressé à ses 303 collègues "marcheurs", ce membre de la commission des Lois de 45 ans dit croire "à la nécessité d'assumer ce que nous sommes: un groupe politique", et entend "faire plus et mieux pour accompagner l'acte 2 du quinquennat".

    L'élu, qui met en avant ses sept ans de mandat, estime que "faire de la politique autrement", ce n'est pas "se passer de politique", et plaide pour "affermir la coproduction avec l'exécutif".

    A ce stade, il est le seul candidat, outre Gilles Le Gendre qui pilote le groupe depuis septembre, ayant officiellement déposé sa candidature depuis le lancement de la campagne interne jeudi. François Jolivet (ex-LR) avait aussi fait savoir au Monde qu'il briguait le poste mais il n'a pas encore déposé officiellement sa candidature.
  
 D'autres élus y réfléchissent, comme Jean-Baptiste Moreau ou Olga Givernet. Ils ont une dizaine de jours pour se décider. 

Le vote, qui concernera aussi les présidents des commissions permanentes, aura lieu les 23 et 24 juillet.

Une carrière girondine

Après avoir enseigné le droit à Paris et Bordeaux, Florent Boudié devient conseiller du président de la région Aquitaine (2003-2007), puis directeur de cabinet de Gilbert Mitterrand à la ville de Libourne (2007-2011).

Il est élu député en juin 2012, sous l’étiquette du Parti socialiste. Il rejoint Emmanuel Macron et le mouvement "En Marche" en avril 2016 et crée « La gauche avec Macron » et est réélu en juin 2017.

Il participe à plusieurs groupe d'études (ou d'amitié : France-Sénégal) dont sur ceux sur les enjeux de la ruralité mais aussi sur les conditions d’accueil des migrants et les mineurs isolés étrangers. 

En janvier 2019, avec plusieurs parlementaires dont le socialiste Philippe Buisson, il a subi des menaces et tags haineux à sa permanence parlementaire girondine.
 Groupe d’études enjeux de la ruralité
   
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