Commando “AZF” : un homme et une femme mis en examen

Suite aux menaces d'attentats en 2003/2004, des agents SNCF avaient du inspecter des lignes en France / © Dominique Bordier/MaxPPP
Suite aux menaces d'attentats en 2003/2004, des agents SNCF avaient du inspecter des lignes en France / © Dominique Bordier/MaxPPP

Un homme et une femme ont été mis en examen ce samedi 30 juin pour "association de malfaiteurs terroristes". En 2003 et 2004, un mystérieux groupe AZF avait menacé de saboter le réseau ferré français. Une bombe avait été trouvée à Folles en Haute-Vienne, sous le ballast de la ligne Paris-Toulouse.

Par Martial Codet-Boisse

Selon une source proche de l'enquête, un homme, septuagénaire, chef d'entreprise ainsi qu'une femme d'une cinquantaine d'années ont été mis en examen ce samedi 30 juin pour "association de malfaiteurs terroristes".

Les deux prévenus auraient reconnu les faits. Ils sont soupçonnés d'être à l'origine des menaces proférées en 2003-2004 contre le réseau ferré français, au nom d'un groupe "AZF" contre une demande de rançons de 4 millions de dollars et d'un million d'€.
L'engin explosif avait été retrouvé entre le viaduc de Rocherolles et la gare de Bersac-sur-Rivalier en Haute-Vienne / © Antony Belgarde/La Nouvelle République/MaxPPP
L'engin explosif avait été retrouvé entre le viaduc de Rocherolles et la gare de Bersac-sur-Rivalier en Haute-Vienne / © Antony Belgarde/La Nouvelle République/MaxPPP
Les enquêteurs auraient fait le lien entre l'ADN d'un des suspects et celui retrouvé sur le carton contenant la bombe artisanale découverte il y a 14 ans sous le ballast de la ligne Paris-Toulouse, près de Folles en Haute-Vienne.
   
Une inspection de 32500 kilomètres de voies ferrées françaises avait ensuite été réalisée par quelque 10.000 cheminots, sans détecter la moindre anomalie. Le 25 mars 2004, le mystérieux "groupe AZF" avait annoncé la suspension de ses actions. 
   
  
 

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