Le groupe "AZF" avait sévi en Haute-Vienne

Trois personnes soupçonnées de faire partie du groupe "AZF" ont été interpellées par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire. En février 2004, un engin explosif avait été découvert à Folles, en Haute-Vienne, sous le ballast de la ligne ferroviaire Paris-Toulouse. 

En février 2004, la bombe aurait été retrouvée à mi-chemin entre le viaduc de Rocherolles et la gare désaffectée de Bersac-sur-Rivalier, selon des témoignages
En février 2004, la bombe aurait été retrouvée à mi-chemin entre le viaduc de Rocherolles et la gare désaffectée de Bersac-sur-Rivalier, selon des témoignages © MAXPPP/Anthony Belgarde/La Nouvelle République/4 mars 2004
Deux hommes de 71 ans et de 65 ans et une femme de 56 ans ont été interpellés mardi 26 juin au matin dans l'Yonne, le Loiret et la Seine-et-Marne. Des arrestations qui relancent un dossier de 15 ans


Seule bombe retrouvée : en Haute-Vienne


En 2003 et 2004, un mystérieux groupe nommé AZF menace de faire exploser des bombes sur le réseau ferroviaire français et demande une rançon de 4 millions de dollars et un million d'euros. 

En février 2004, sur les indications du groupe, les autorités découvrent un engin explosif sous le ballast de la ligne Paris-Toulouse, à Folles, en Haute-Vienne. 32 500 kilomètres de voies ferrées sont alors inspectées par 10 000 cheminots, mais les recherches ne donnent rien. 


L'affaire a défrayé la chronique


A l'époque, l'affaire avait été marquée par la correspondance via les petites annonces du quotidien Libération entre le groupe AZF "mon gros loup" et la police "Suzy" pour organiser la remise de rançon, qui a échoué. 

Le 25 mars 2004, le groupe avait annoncé la suspension de ses actions. 
 

 

Rebondissement


14 ans après, l'enquête aurait rebondi après des "signalements". Les auditions dans un dossier à caractère terroriste peuvent durer jusqu'à 96 heures. On sait pour le moment que les trois individus se sont connus car ils travaillaient dans la même entreprise.

Ces arrestations ont eu lieu sur commission rogatoire d'un juge d'instruction en charge d'une information judiciaire ouverte à Paris le 18 février 2004 des chefs d'association de malfaiteurs terroristes, menaces de destruction et infraction à la législation sur les explosifs en relation avec une entreprise terroriste. 

 
Unique action d'AZF : une bombe posée en Haute-Vienne

 
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