Haute-Vienne : la mairie de Bellac impliquée dans la destruction illégale de nids de corbeaux

Les corbeaux freux à l'origine de nuisances sonores s'installent chaque année plusieurs mois pour se reproduire à Bellac. / © FRANK PERRY / AFP
Les corbeaux freux à l'origine de nuisances sonores s'installent chaque année plusieurs mois pour se reproduire à Bellac. / © FRANK PERRY / AFP

Lundi 1er avril 2019 au matin, des habitants de la commune de Bellac ont découvert que des nids de corbeaux avaient été détruits. Une action menée par la mairie sans l’autorisation de la sous-préfecture.
 

Par Justine Saint-Sevin

Leur robe noire les rend facilement reconnaissables. Et si vous n’avez pas l’œil ou qu’ils sont tranquillement lovés dans leurs nids, les croassements de ses grands bavards confirmeront leur présence. Les corbeaux et autres corvidés envahissent chaque année la ville de Bellac. La destruction, ce lundi 1er avril 2019 de plusieurs nids de corbeaux freux, a provoqué l’indignation de certains habitants.
 

Alors que la mairie lance régulièrement en période de chasse des appels à l’abattage pour se débarrasser de corvidés coupables de nuisances sonores et de salissures, cette fois elle aura décidé de pratiquer la destruction de nids en élaguant les arbres investis par les colonies.
 

Pas d’autorisation administrative


Mais voilà, les corbeaux freux ont été délogés hors du cadre légal. En effet, ceux qui investissent chaque année les cimes de Bellac du mois d’avril au mois de juin pour se reproduire, "peuvent être détruits à tir selon la réglementation en vigueur entre la date de clôture générale de la chasse et le 31 mars au plus tard", rappelle Yves Verilhac, directeur général LPO.   

La mairie aurait pu néanmoins mener cette action dans la légalité en sollicitant une autorisation individuelle auprès du préfet. Interrogée par nos soins, la sous-préfecture de Bellac a affirmé qu’aucune autorisation administrative n’avait été accordée.

Conformément à l'article L424-10 du code de l'environnement, cette destruction ouvre une contravention de 5e classe punie de 1500 euros d’amende (au titre de l’article R 428-11 7° du code de l’environnement).
 

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