Arnaque en ligne : huit mois de prison ferme pour une nouvelle affaire d’extorsion via le site coco.fr

Quatre jeunes, dont trois mineurs, ont été interpellés pour vol aggravé par la brigade cynophile de Limoges, le 3 avril 2024. Ils participaient à un système d’extorsion bien rodé, désormais connu des services de police, via le site de discussion et rencontre coco.fr.

Le site Coco.fr est à nouveau au cœur d’une affaire d’agressions et d’extorsion à Limoges.

Le mercredi 3 avril 2024, une victime contacte la police, expliquant s’être rendue à un rendez-vous galant. Sa future rencontre, une jeune femme mineure, sert en réalité d'appât. Inscrite sur le site de rencontre Coco.fr, elle y propose des faveurs sexuelles tarifées.

Ce soir-là, en arrivant sur le lieu de rendez-vous et après avoir remis 100 euros à cette jeune fille, la victime est prise au piège dans un guet-apens. Tasé et frappé par des individus, l’homme perd son téléphone, mais parvient à joindre le numéro d’urgence des forces de l’ordre.

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Huit mois de prison pour le principal instigateur

Quatre jeunes, dont trois mineurs, sont alors interpellés sur place pour vol aggravé peu avant minuit. L’aîné, âgé de 19 ans, est retrouvé en présence du taser, dont il admet être le propriétaire.

Sur place, la brigade cynophile du commissariat de Limoges parvient également à mettre la main sur le téléphone portable de la victime et sur l’argent.

Trois des quatre jeunes présents sur place ce soir-là ont reconnu les faits et doivent rendre des comptes devant la justice ce lundi 8 avril. Cette affaire pose surtout la question de l'utilisation et des trafics présents sur le réseau social, Coco.fr, déjà connu pour de nombreuses dérives.

Le principal suspect dans cette affaire qui était passé aux aveux lors de sa garde à vue, a imploré la clémence du tribunal, ce qui n'a pas ému la Présidente au vu des précédentes condamnations de ce dernier. Il écope de huit mois de prison ferme. À noter, par ailleurs, un dédommagement de 800 euros à verser à la victime.

La jeune femme sera jugée par une juridiction de Bordeaux.

Le plus jeune d’entre eux a été mis hors de cause, il avait nié toute participation à la scène lors de sa garde à vue. L'autre mineur a été placé en centre fermé.

 

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