A Beyrouth, "sans ces immenses silos de maïs, l'explosion aurait fait encore plus de dégâts"

Depuis le 6 août 2020, vingt membres de l'ONG limougeaude des Pompiers de l'Urgence Internationale travaillent à Beyrouth sur le site de l'explosion afin de retrouver les corps des pompiers libanais. Les déflagrations ont engendré un cratère de 43 mètres de profondeur et fait plus de 150 morts.
L'équipe des PUI et ses deux chiens travaillent sur la zone de l'explosion dont le cratère fait plus de 40 mètres de profondeur dans lequel la mer a pénétré
L'équipe des PUI et ses deux chiens travaillent sur la zone de l'explosion dont le cratère fait plus de 40 mètres de profondeur dans lequel la mer a pénétré © AFP
Partis le 6 août de France pour venir en aide aux libanais, les Pompiers de l'Urgence Internationale, ONG basée à Limoges, travaillent au plus près du site de l'explosion. "Suite à la première explosion qui a eu lieu, les pompiers de Beyrouth se sont rendus sur place, nous explique par téléphone Alain Choplain, responsable de la mission. Ils ont perdu 10 de leurs camarades lors de la seconde. Nous les aidons à rechercher les corps".
 

Nous n'avons aucun espoir de retrouver des personnes vivantes. Nous recherchons des corps. Le travail se fait par "effeuillage" : couche par couche, on retire des tonnes de maïs puis les chiens sentent afin de localiser les cadavres. Les conditions sont difficiles pour les animaux car il fait 38-40 degrés et il y a beaucoup de poussière.

Alain Choplain, responsable de la mission

L'équipe des Pompiers de l'Urgence Internationale (PUI) est composée de 20 personnes : deux médecins, deux infirmières, des équipes de sauvetage et deux chiens. Leur zone d'action est le coeur du site de l'explosion dont le souffle a provoqué un cratère de 43 mètres de profondeur, ce qui donne une idée de la violence des déflagrations, comme on peut le voir sur ces images tournées par le drone des PUI et postées par leur chargée de communication.

 

 

C'est vraiment impressionnant, et sur place on se rend compte que la présence des immenses silos de maïs a protégé la ville. Sans eux, les dégâts auraient été encore plus importants

Alain Choplain, responsable de la mission

Les PUI travaillent en lien avec la mairie et les pompiers de Beyrouth, leur mission doit s'achever mardi 11 août 2020, l'essentiel du travail sur la recherche des corps devrait alors être terminé. 
 


Les deux déflagrations qui ont dévasté la capitale libanaise le 4 août 2020 sont dues à l'explosion d'une cargaison de 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium conservée pendant six ans dans un hangar sur le port

Des milliers de Libanais ont manifesté samedi 8 août dans les rues de Beyrouth pour exprimer leur colère face à la classe politique jugée responsable des explosions sur le port.

 
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