Haute-Vienne : “Chiens dits dangereux” cherchent familles désespérément

Pénélope, quatre ans, doit porter en permanence une muselière. / © E. Denanot
Pénélope, quatre ans, doit porter en permanence une muselière. / © E. Denanot

A la SPA de la Haute-Vienne, une quinzaine de chiens cherchent un toit pour les accueillir. C'est le cas des American Staff ou encore des Rottweilers. Ces chiens de catégorie 1 ou 2 sont soumis à des réglementations contraignantes et à l'obligation de l'obtention d'un permis.

Par H.L.

Pénélope, quatre ans, sort de sa cage pour sa balade, une muselière sur la gueule. Cet American Staff, classée en première catégorie, ne peut pas être adoptée. Elle doit être obligatoirement en famille d'accueil.

"Contrairement aux chiens de catégorie 2, comme les Rottweiler, les chiens de catégorie 1 ne peuvent pas être adoptés. Il faut qu'on les place dans des familles d'accueil et la SPA reste propriétaire", explique Sophie Lhomme de la SPA 87. "C'est juste pour qu'ils ne finissent pas leur vie en cage."

Au refuge de la  SPA de la Haute-Vienne, on dénombre 16 chiens considérés comme dangereux par l'article L211-12 du code rural : quatre sont en deuxième catégorie, pour les chiens dits "de garde", et douze de première catégorie, pour les chiens dits "d'attaque".

Tel maître, tel chien ?

Mais pour Pascal Delage, comportementaliste canin, cette catégorisation ne tient pas compte d'un facteur essentiel : l'attitude de l'humain. "Si le maître ne se comporte pas correctement, le chien ne se comportera pas correctement", estime-t-il.

Le problème, poursuit-il, remonteraient aux usages traditionnels de ces chiens potentiellement dangereux : "On leur faisait faire des combats, rappelle-t-il. Et aujourd'hui, tout le monde souffre de cette législation."
Pour obtenir la garde de ces animaux particuliers il faut obtenir "un permis de détention", une contrainte qui ne favorise pas le départ des chiens catégorisés de la SPA.

D'autant que la mort d'Elisa Pilarski, une jeune femme enceinte de 6 mois, tuée par des chiens dans l'Aisne, a relancé le débat sur les chiens considérés comme dangereux.

 

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