#Lundi14Septembre : des lycéennes et des collégiennes se mobilisent contre les discriminations sur leurs tenues

Ce lundi 14 septembre 2020, des lycéennes et des collégiennes ont choisi de s'habiller de manière provocante, selon la direction de leur établissement, pour dénoncer des règles trop strictes et des regards inappropriés.
Au lycée Renoir à Limoges, certaines ont opté pour une jupe au-dessus du genou pour dénoncer un règlement intérieur inadapté à l'époque.
Au lycée Renoir à Limoges, certaines ont opté pour une jupe au-dessus du genou pour dénoncer un règlement intérieur inadapté à l'époque. © France Télévisions
Le hashtag #Lundi14Septembre a buzzé tout le week-end sur les réseaux sociaux. Le but : mobiliser un maximum de lycéennes et de collégiennes pour se mobiliser contre des règles concernant les tenues vestimentaires jugées trop strictes par les élèves. Au collège-lycée Auguste Renoir à Limoges et au collège Louise Michel à Saint-Junien, elles étaient nombreuses à avoir suivi ce mouvement.

Le problème que dénonce les élèves est que les garçons et les filles ne sont pas logés à la même enseigne. "Si les garçons mettent un débardeur ou un short, on leur dira rien. Cela devrait être pareil pour nous", explique une collégienne de Saint-Junien.

Dénoncer le harcèlement

Cette mobilisation est l'occasion pour les élèves de dénoncer une double injustice : un règlement intérieur trop dur et un harcèlement constant des jeunes filles et des femmes en fonction de leur tenue. "On ne devrait pas s'empêcher de s'habiller comme on le souhaite parce que ça dérange les garçons. Il faut qu'ils arrêtent de nous prendre pour des objets", dénonce une de ses amies.

Elle poursuit : "Des fois, je me dis que je ne vais pas m'habiller comme ci ou comme ça parce que je vais me faire juger, les gens vont mal me regarder. Il y a des tenues que je n'ose plus mettre." 

"Cela devrait être normal de s'habiller comme on veut",
conclut une autre.

Pour Angel, de l'association féministe les Affolé-es de la Frange, ce mouvement soulève la question de la réappropriation de son corps dans l'espace public : "Aujourd'hui, beaucoup de femmes culpabilisent d'avoir un corps et des formes et le cache. Le problème, ce n'est pas la tenue, ni la fille, c'est l'interprétation et le regard sur le corps d'une autre personne." 

Ce mouvement a été soutenu sur les réseaux sociaux notamment par Marlène Schiappa, la chanteuse Angèle ou encore l'association féministe Nous Toutes. Cette dernière propose d'aider les jeunes filles qui rencontreraient des problèmes avec l'administration de leur établissement.
   
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