Un nouveau maire pour Limoges si Emile Roger Lombertie devient sénateur

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Moins de 3 mois après sa réélection, le 1er édile de Limoges, Emile Roger Lombertie (LR), a déposé sa candidature pour les élections sénatoriales ce lundi 7 septembre. Si jamais il devient sénateur, qui pourrait le remplacer à Limoges...

La liste des prétendants à la mairie de Limoges pourrait être longue si jamais le 27 septembre prochain Emile Roger Lombertie (LR) devenait sénateur de la Haute-Vienne.

Quelques noms émergent des 44 conseillers de la majorité municipale:
  • Vincent Jalby, 53 ans, centriste, maître de conférences en mathématiques à la faculté de Droit et de Sciences Economiques. Il a succédé à Guillaume Guérin comme 1er adjoint au maire. 
  • Samia Riffaud, 53 ans, chef d'entreprise de 9 salons de coiffure, exploitante agricole dans les Monts de Blond, présidente pendant 8 ans de la Caisse d'Allocation Familiale de la Haute-Vienne. Selon Thomas Marty, politologue à l'université de Limoges c'est "la nouvelle venue au sein de l’équipe municipale, une femme, cela change et sans réelle étiquette politique".
  • Guillaume Guérin, l’actuel président de l’agglomération a souvent laissé entendre qu’il ne briguerait pas Limoges mais avec l’éventuel départ d’Emile Roger Lombertie, la donne pourrait changer. Contacté par nos soins Guillaume Guérin est clair : "ce n'est pas une option pour l'instant."
  • Vincent Léonie, adjoint en charge de l'urbanisme et des espaces verts ou Sylvie Rozette aux sports, santé et jeunesse pourraient aussi avoir leur mot à dire.


Encore faut-il être élu sénateur, et ce n'est pas gagné...


Les élections sénatoriales, ce n'est pas un scrutin au suffrage universel, il faut convaincre les 989 grands électeurs de Haute-Vienne de voter pour vous. A 95%, ils sont issus des conseils municipaux.
Font également partie du collège électoral des sénateurs : des députés, des sénateurs, des conseillers régionaux élus sur le territoire concerné et des conseillers départementaux.

En 2014 avec Jean-Marc Gabouty, la Droite avait, c’était historique, raflé un siège à la Gauche. Son réservoir de voix n’est pas extensible, 2 candidats de droite (Emile Roger Lombertie et Jean-Marie Bost) et un radical centriste (Jean-Marc Gabouty) sont présents au 1er tour, ils n’étaient que 2 en 2014.

"Ce n'est pas gagné, Lombertie/Gabouty, quelle alliance à droite pourrait-il y avoir au second tour des ces élections sénatoriales ? Vous savez, entre 2014 et aujourd'hui, il y a une relative stabilité politique en Haute-Vienne pour les Sénatoriales. Il n'y a pas de raison que le rapport de force change..."  analyse Thomas Marty.
 

La fiscalité locale comme cheval de bataille


Au début de sa campagne pour les Sénatoriales, le maire de Limoges s’était plutôt placé sur la représentativité de la ville grâce au Sénat, finalement « un de ses chevaux de bataille, c’est la fiscalité locale, retrouver une indépendance financière, un levier fiscal » explique Thomas Marty.

Un pari risqué pour Emile Roger Lombertie. Si jamais à l'issue des 2 tours, dimanche 27 septembre, il n’est pas élu, il restera maire mais avec une crédibilité politique écornée en ce début de second mandat. 


Pour mémoire...


En Haute-Vienne, pour ce scrutin, les sièges de 2 sénateurs sont à renouveler le 27 septembre 2020 :
  • Jean-Marc Gabouty (RDSE), se représente en 2020 
  • Marie-Françoise Perol-Dumont (PS), ne se représente pas 
Cette élection concerne les sénateurs de la « série 2 ». Le 27 septembre 172 sièges seront à pourvoir sur les 348 que compte l’institution. Le Sénat est renouvelé par moitié tous les 3 ans.