Pétrole et gaz plus chers : des professionnels du transport impactés en Limousin

Publié le Mis à jour le
Écrit par Thomas Milon avec AFP.

Les prix des carburants ont atteint de nouveaux records la semaine dernière à cause des tensions internationales. Le monde du transport routier s'inquiète des répercussions sur leur activités, sans en estimer encore l'ampleur. Exemple en Haute-Vienne.

Les prix des carburants routiers vendus en France ont atteint de nouveaux records la semaine dernière, selon des chiffres officiels publiés lundi 28 février 2022, alors que les cours du pétrole brut se sont envolés avec l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Le litre de gazole valait 1,7415 euro en moyenne sur la semaine, selon des chiffres du ministère de la Transition écologique arrêtés vendredi 25 février. C'est 3,64 centimes de plus que la semaine précédente.

Les prix à la pompe n'ont pas cessé d'augmenter ces dernières semaines dans le sillage des cours du pétrole, entraînés à la hausse par les tensions géopolitiques et l'offre toujours limitée des grands pays producteurs.

Les transporteurs routiers ont donc vu la note "carburant" augmenter sérieusement, tout comme celle d'un autre produit : l'Adblue, cet additif utilisé pour réduire le niveau de pollution des véhicules diesel récents. Son prix a plus que doublé en deux ans.  

"Au début du Covid, on était à 0,28 € voire 0,30 le litre et là on est à 0,70 euros" précise Frédéric Langlois, co-gérant de  à St-Yrieix-la-Perche.

La production de cet additif nécessite l'usage de gaz naturel, dont le prix a grimpé, et l'invasion de l'Ukraine par la Russie, principal producteur de gaz en Europe, fait craindre des difficultés d'approvisionnement.  

Crise longue

L'entreprise possède 10 poids lourds qui transportent aussi bien des fruits que des machines agricoles. Elle se prépare à répercuter les hausses de carburants sur les factures de ses clients indique Claude Langlois, son dirigeant.  

300 entreprises vivent du transport routier en Limousin. Le délégué régional de la FNTRFrançois Cenut, redoute des conséquences à court et à long terme : "Les sociétés vont devoir s'adapter. Avant la guerre en Ukraine, on était déjà inquiets avec la hausse des prix du pétrole. On sait que cela va durer et se pérenniser".

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