VIDÉO. Incendie d'un immeuble à Limoges : la vétusté en question

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Écrit par Nicolas Chigot
durée de la vidéo : 00h01mn51s
Un incendie a partiellement détruit un appartement du centre-ville de Limoges, hier mardi 2 mai, rue Charles Michels. Les locataires des quatre appartements de cet immeuble ont pu quitter les lieux rapidement. Il n'y a pas eu de blessé, mais se pose désormais la question de la vétusté et de la sécurité de ce bâtiment, qui est loin d'être un cas unique dans le vieux Limoges. ©France Télévisions

Un incendie a partiellement détruit un appartement du centre-ville de Limoges, hier mardi 2 mai, rue Charles Michels. Les locataires des quatre appartements de cet immeuble ont pu quitter les lieux rapidement. Il n'y a pas eu de blessé, mais se pose désormais la question de la vétusté et de la sécurité de ce bâtiment, qui est loin d'être un cas unique dans le vieux Limoges.

Le propriétaire de l'immeuble a été entendu par les enquêteurs qui tentent encore de déterminer l'origine de l'incendie. L'homme est ressorti libre de son audition. Les vérifications portent aussi sur l'existence de contrats de location entre le bailleur et ses locataires. Quant à la ville, elle met aujourd'hui en avant sa détermination à réduire le nombre de logements indignes.

"On a identifié 17 immeubles du centre-ville de Limoges qui sont défaillants, soit en termes de réhabilitation, soit ils sont vides. Ils ont un intérêt parce qu'ils sont plutôt bien situés géographiquement. On lance donc une opération qui va aller jusqu'à imposer au propriétaire de refaire intérieurement et extérieurement complétement son immeuble" explique Catherine Mauguien-Sicard, adjointe (LR) au maire de Limoges.

Depuis la crise sanitaire du Covid, le collectif "Dessine-moi un logement" constate malgré tout une forte augmentation du nombre de personnes contraintes de vivre dans une habitation indécente.

"Les loyers ont augmenté. C'est de plus en plus difficile d'accéder aux logements privés. Il y a des propriétaires qui prennent des assurances, qui demandent que la personne soit en CDI, qu'elle perçoive un revenu qui représente au moins trois fois le montant du loyer. Dans ces conditions, beaucoup de personnes sont obligées de se tourner vers ce qu'on appelle des marchands de sommeil" confie Stéphanie Faure, coprésidente association "Dessine-moi un logement".

Problème, les locataires versent un loyer à ces propriétaires sans oser signaler l'état réel de leur domicile. Or, ils peuvent faire entendre leur droit à un logement décent même en l'absence de bail.

"Être locataire, cela suppose une contrepartie qui est le versement d'un loyer. Même s'il n'y a pas de bail, ces gens-là ont les mêmes droits qu'un locataire qui aurait signé un contrat de location" explique Patrick Sapin, directeur Adil 87.

Encore faut-il que les locataires connaissent leurs droits. La lutte contre les logements indignes passe aussi par des campagnes d'information.

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