Toussaint : le chrysanthème n'est pas mort

Publié le Mis à jour le
Écrit par Colyne Rongere
Les tombes en fleurs au cimetière de Louyat, à Limoges.
Les tombes en fleurs au cimetière de Louyat, à Limoges. © Colyne Rongere

A l’aube de novembre, Toussaint oblige, les tombes se recouvrent de leurs habits d’hiver. Nombre de personnes anticipent leurs achats floraux, à la recherche de couleurs vives, et de tenue. Alors… Chrysanthème ou pas ?

Déambuler dans les allées du jardin, et faire une sélection des fleurs qui seront bientôt déposées sur les tombes : les chrysanthèmes, longtemps en tête des ventes à cette période de l’année, flirtent désormais avec de nouvelles rivales. Pensées, bulbes, bruyère et autre sapin, dont la durée est plus certaine, n’ont pas à pâlir de leur succès auprès des acheteurs.

L’heure est à la couleur. Le public opte davantage pour des compositions florales, « qui restent plus longtemps » comme le souligne ce client d’Olivier Roulière, horticulteur. Les Français ayant un budget moyen de 26€, préfèrent un effet garanti, coloré, et durable a un unique chrysanthème, monochrome, susceptible de geler rapidement.

Un nouveau mode de consommation


Tout comme la côte des chrysanthèmes, les réservations de fleurs sont en déclin. Elles représentent à ce jour 30% des achats chez ce même horticulteur du Vigen. Un chiffre qui n’étonne pas : les clients précoces sont minoritaires, la plupart préférant acheter les bouquets à la dernière minute.
 


Bien qu’en tête des ventes, d’après les chiffres recensés sur le site de l’interprofession française de l’horticulture, Val’hor , les chrysanthèmes ont connu une légère baisse de popularité (moins 2 points de pourcentage) à la Toussaint 2018, par rapport à la même période en 2017.

Ces mêmes statistiques indiquent néanmoins une sensible hausse du budget moyen des Français en matière de fleurs sur cette même période.


Que les fidèles du chrysanthème se rassurent, il a beau perdre en succès, son extinction n’est pas proche pour autant. De nouvelles tendances florales perpétuent la mode de cet incontournable de la Toussaint à travers des croisements d’espèces, comme l’explique O. Roulière.

Le chrysanthème a énormément évolué. On est passé de la grosse fleur, traditionnelle et unifleur à la petite fleur, et maintenant on rajoute jusqu’à cinq couleurs différentes par pot dans les compositions des jardiniers. On peut retrouver du cyclamen, de la bruyère, des bouquets qui tiennent de la Toussaint au printemps et qui gardent leurs feuilles l’hiver donc ça permet d’avoir une présence pendant au moins 6 mois. Ca fait quelque chose de beau, de gai, de sympathique, qui donne de la couleur à nos cimetières.


Le chrysanthème en crise a donc devant lui tous les espoirs d’embellie, de floraison et de succès cette année, dans les cimetières.
 
Toussaint : le chrysanthème n'est pas mort


 

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