Retour de la sirène d’alerte à Panazol en Haute-Vienne

La sirène d’alerte de Panazol était en panne depuis plusieurs années. Elle vient d’être remplacée et sera testée ce jeudi 10 décembre 2020 à partir de 10h30. A quoi sert-elle vraiment ?  
 
© André Abalo - France Télévisions
A l’instar de grandes communes, elle sonnait chaque premier mercredi du mois à midi. Tombée en panne, la sirène de Panazol restait muette et de nombreux habitants pensaient peut être l’entendre alors qu’il s’agissait de celles de Limoges ! 

Ce jeudi 10 décembre, une nouvelle sirène située sur le toit de l’école Turgot en centre-ville sera testée en fin de matinée à partir de 10h30. 
 

La sirène était rouillée depuis quelques temps. Elle pourra donc refonctionner comme avant chaque premier mercredi à partir du 6 janvier 2021.

Francis Coisne, conseiller municipal de Panazol et président de l’association des radios de la sécurité civile 87.

 

11 sirènes en Haute-Vienne


Cette sirène appartient en fait au système d’alerte et d’information des populations (SAIP) de Haute-Vienne qui compte onze sirènes : cinq à Limoges ainsi que St-Junien, Aixe-sur-Vienne, Bosmie-l’Aiguille, Isle, Panazol et St-Priest-Thaurion.

« En cas d’alerte, le système peut être activé par la commune, la préfecture, la zone de défense de Bordeaux ou bien le ministère de l’Intérieur en cas de grave crise » précise Francis Coisne. « Les sirènes peuvent indiquer des risques majeurs comme un nuage radioactif, une pollution industrielle ou un risque sérieux d’inondation imminente d’où la présence des SAIP le long de la Vienne » indique la service interministériel de la défense et de la protection civile à la préfecture de Limoges. « La sirène peut retentir si l’un des trois barrages en amont de la Vienne était cassé ».

Tout près des barrages se trouvent aussi des sirènes dans certaines communes. Si une sorte de corne de brume sonne trois fois trois secondes, c’est qu’il faut immédiatement quitter les lieux car le barrage s’est brisé. Un scénario que n’espèrent pas connaître les autorités bien sûr.

Les sirènes font partie du réseau national d’alerte (RNA) et sont « un moyen parmi d’autres d’alertes » conclut la préfecture. En cas de grave crise, ou de longue coupure de courant comme cela a été le cas récemment, il est recommandé de se brancher -avec une radio à piles- sur les stations publiques de France bleu (103.5 à Limoges).

Les différents opérateurs téléphoniques peuvent également envoyer des SMS de la préfecture à tous les utilisateurs de portables dans une zone définie.   

 
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