VIDÉO. Tour de France 2023 : 9ᵉ étape sur les terres de Raymond Poulidor, Saint-Léonard-de-Noblat en fête

On vous donne le programme de la 9ᵉ étape du Tour de France 2023. Après un départ de Saint-Léonard-de-Noblat, en Haute-Vienne, les coureurs rejoindront les mythiques paysages du Puy-de-Dôme. L'occasion pour France 3 Limousin de partir sur les traces de l'emblématique Poupou.

Le programme de la 9ᵉ étape

Pour cette 9ᵉ étape, le départ symbolique en hommage à Raymond Poulidor se fera à Saint-Léonard-de-Noblat aux alentours de 13 h 30. Le peloton traversera ensuite plusieurs communes de Haute-Vienne : Champnétery, Cheissoux, Saint-Julien-le-Petit et Peyrat-le-Château où une fan zone est installée.

Enfin, les coureurs arriveront aux abords d’un joyau local, le Lac de Vassivière. Trente kilomètres après le départ, des points modifications à proximité du plan d’eau seront attribués pour le maillot vert, donnant certainement lieu à un sprint en prime.

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Programme de la 9e journée du Tour de France 2023 Saint-Léonard-de-Noblat jusqu'au Puy de Dôme ©Eric Muller - Philippe Ruisseaux - France Télévisions

Quelques petites difficultés de parcours, pas d’ascension, mais un fort pourcentage est mentionné en Haute-Vienne et en Creuse, dernier département limousin traversé, cette année, par le Tour de France.

Rien de comparable en revanche avec l’arrivée qui se fera à 1 415 mètres d’altitude au sommet du Puy-de-Dôme, à Orcines, au terme d’une côte classée hors catégorie. Le Puy-de-Dôme accueillera ainsi sa 14ᵉ arrivée d’étape, la dernière remontant à 1988.

Sur les traces de Raymond Poulidor

Une étape qui n’est pas sans rappeler un duel mythique du Tour de France qui opposait Jacques Anquetil à l’enfant du pays limousin, Raymond Poulidor, le 12 juillet 1964. À l’époque, 500 000 personnes s’étaient données rendez-vous le long des routes depuis Brive, ville de départ. Une 20ᵉ étape forcément très ancrée dans la mémoire des fans de Raymond Poulidor.

Raymond Poulidor m'a donné l'amour du Tour de France.

Christian Prudhomme, directeur du Tour de France

Cette 9ᵉ étape au départ de Saint-Léonard-de-Noblat a donc une saveur particulière pour les proches et notamment Mathieu Van der Poel, le petit-fils de Raymond Poulidor.

"Dès lors que nous avons su que nous pouvions retourner au Puy-de-Dôme 35 ans après, il n'y avait pour moi qu'un seul départ possible, c'était évidemment à Saint-Léonard-de-Noblat, là où Raymond vivait", confie Christian Prudhomme, directeur du Tour de France.

Dans le village aussi, cela fait plusieurs jours que l'on ne parle plus que du Tour de France, se rappelant aussi les bons souvenirs passés avec "Poupou". "Il arrivait vers midi moins le quart pour être tranquille, le service était à peine commencé", indique Frédéric Pouzol, copropriétaire du "Restaureau", restaurant fétiche de Raymond Poulidor.

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Sur les traces de Raymond Poulidor à Saint-Léonard-de-Noblat (9e journée du Tour de France) ©Martial Codet-Boisse - JM Arnal - France Télévisions

Une à deux fois par semaine, il venait s'y attabler, au fond de la salle, près des cuisines. "Il aimait être avec cette place en retrait par rapport aux autres clients." 

Son plat préféré ? Une andouillette sauce moutarde, que certains de ses amis, venus de Champagne-Ardenne pour l'occasion, n'ont pas hésité à commander, en souvenir du bon vieux temps. "Nous venons pour le Tour de France, pour Poupou, pour Poulidor, parce que nous suivons tous les ans une ou deux étapes du Tour de France et principalement ici".

Des habitudes, à Saint-Léonard-de-Noblat, Poupou en avait à tous les coins de rue. Tôt le matin, il se rendait au bureau de presse pour aller chercher son journal. "Il faisait toujours partie des premiers clients, aux alentours de 7 h 30."

La première fois que je l'ai vu, je lui ai dit : "Bonjour Monsieur Poulidor, vous ne me connaissez pas, mais moi, je vous connais".

Alain Gabeau, ancien buraliste "Maison de la presse"

à France 3 Limousin

Connu et reconnu de tous ici, le champion aimait flâner entre les étals du marché. "Soit il passait à vélo, soit il passait à pied, il prenait son pain très tôt le matin", se souvient Jean-Pierre Reix, maraîcher.

Il avait aussi SA boulangerie, "C'était lui son pain", confie Céline Coignac, boulangère à Saint-Léonard-de-Noblat, en indiquant un beau pain de seigle. "Nous aurions dû l'appeler Raymond, d'ailleurs. Nous l'aimions beaucoup et on l'aime toujours. Nous avons de la chance, il a sa relève maintenant avec son petit-fils. Nous sommes moins orphelins".

L'enfant du pays aux 189 victoires s'affiche aujourd'hui partout à Saint-Léonard-de-Noblat, l'éternel second, toujours premier dans le cœur des Miaulétous.