Site historique et zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique : le mont Gargan se refait une beauté

En juillet prochain seront commémorés les quatre-vingts ans de la bataille du mont Gargan, menée par le maquis du colonel Guingouin. Lieu d’histoire, le mont est également riche d’une importante biodiversité, qu’il convient aussi de préserver. Pour tout cela, d’importants travaux de réaménagements sont en cours.

Le mont Gargan, c’est un peu le lieu magique de la Haute-Vienne, presque du Limousin, où histoire, nature, merveilles et légendes se mêlent pour créer dans l’inconscient collectif local un mythe qui dépasse bien souvent la réalité… 

Mont majestueux !

Culminant à 731 mètres d’altitude, il n’est pourtant pas le plus haut du Limousin, dépassé de 68 mètres par le puy Lagarde, situé à 25 km au nord-est… 

Mont de landes !

Couvert de bruyères et de genêts jusqu’au sommet ; autrefois peut-être, mais la prairie les a aujourd’hui grandement remplacés… 

Mont victorieux !

Site de l’unique victoire d’un maquis français sur les troupes allemandes lors de la Deuxième Guerre mondiale. Au prix de terribles pertes (38 tués, 54 blessés et 5 disparus), les quelque 3 500 hommes de Georges Guingouin en infligèrent de plus terribles encore (346 morts ou blessés) aux 4 800 nazis et miliciens auxquels ils s’opposèrent, sur les pentes et alentours, du 18 au 24 juillet 1944.
La Résistance dut finir par s’évanouir, l’occupant ne sut jamais la faire disparaître. Au final, en langage militaire… Victoire tactique allemande, mais victoire stratégique française.

Mont panoramique enfin !

On peut y voir ses cousins de Châlus, de Blond, d’Ambazac, les massifs de Millevaches, des Monédières, les causses du Quercy, les collines du Périgord et même, plus lointains encore, le puy de Sancy et les monts Dore.
On peut les voir. Enfin selon le temps qu'il fait…

Des travaux d'aménagements et d'embellissement entrepris

Mais enfin, ce joyau du Limousin mérite l’affection et l’attention qu’on lui porte. D’autant plus que ses 82 hectares sont désormais classés en zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique. 

Mais pour tout cela, il faut aussi le préserver. Et alors que les commémorations des quatre-vingts ans de la bataille approchent, d’importants travaux ont été entrepris. 

Empierrement, avec des pierres locales, des racines des 57 hêtres centenaires de l’emblématique allée, pour les préserver de l’érosion et du piétinement. Création d’une mare de captation des eaux de pluie. Ou encore agrandissement du parking d’accueil des touristes.

Le tout, pour près de 700 000€. Le tout, en respectant évidemment la faune et la flore. 

C’est un endroit où l’on peut faire de la pédagogie, montrer quelle est l’importance que l’on accorde aujourd’hui à la biodiversité, montrer pourquoi c’est si important de préserver les hêtres, de protéger la lande, d’avoir des gestes écocitoyens.

Jean-Claude Leblois

Président (PS) du Conseil Départemental de la Haute-Vienne

De nouveaux aménagements censés s’offrir aux visiteurs, dès la fin du mois de mai prochain.