Autogreffe d'ovaire : le témoignage d'Andréa

Andréa incarne une première scientifique mondiale, réalisée notamment par le docteur Pascal Piver du CHU de Limoges.

video title

Une première mondiale avec le CHU de Limoges

Nouvelle performance du Professeur Piver, du CHU de Limoges. Une jeune patiente a pu vivre une puberté normale malgré un traitement stérilisant destiné à guérir une grave maladie du sang dont elle souffrait. La greffe de tissu ovarien qu'elle a subie est une première mondiale.

La jeune femme, étudiante à Argenteuil et âgée aujourd'hui de 18 ans, était l'invitée de l'émission sur la santé de nos confrères de France 5.

Andréa était âgée de 13 ans quand elle a pu avoir sa puberté grâce à la greffe de ses propres tissus ovariens, préservés par congélation.

3 ans plus tôt on avait découvert chez la fillette de 10ans  une grave maladie du sang qui entraîne des probèmes vasculaires pouvant menacer la vie. Elle devait subir un traitement toxique pour les ovaires et potentiellement stérilisant : il empêche, dans la plupart des cas, l'apparition de la puberté et porte la responsabilité de l'infertilité à l'âge adulte. Andréa a donc bénéficié d'une conservation de tissus ovariens avant le traitement stérilisant.

L'autogreffe de ces tissus a été réalisée en 2007 sous anésthésie locale par les docteurs Piver du CHU de Limoges et Fadi Abirached au centre interhospitalier de Créteil. L'intervention a évité à Andréa un traitement hormonal substitutif et a entraîné sa puberté. Elle a eu ses règles 8 mois plus tard.

Le docteur Piver était déjà impliqué dans le traitement de la fertilité par congélation de tissus ovariens, de patientes atteintes notamment de cancer et devant subir des traitements très dangereux pour les ovaires. 3 bébés ont vu le jour en France grâce à cette technique, une vingtaine dans le monde.