La fête de l'Humanité à Villenave d'Ornon (33)

Publié le Mis à jour le
Écrit par S.B (avec AFP)

Principal sujet de conversation dans ce rassemblement : l'absence d'accord électoral à gauche pour les législatives

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Fête de l'Humanité sur fond de désaccord électoral

Il n'y aura pas d'union sacrée à gauche face au Front National. Les négociations entre le Parti socialiste, Europe Ecologie les Verts et le Front de gauche ont échoué. Reportage et réactions à la fête de l'Humanité Gironde, à Villenave d'Ornon

Les négociations entre le Parti socialiste, Europe-Ecologie-les Verts et le Front de Gauche ont échoué.  Pas d'accord électoral national, pas de candidature unique et donc un risque d'élimination pour certaines candidats dès le 1er tour. Les militants regrettent cette situation

La gauche part en ordre dispersé pour affronter la bataille des élections législatives des 10 et 17 juin en France, dont le nouveau président François Hollande attend une majorité solide pour mener ses réformes, alors que la droite en escompte un renversement de tendance.

Le Parti socialiste et la gauche radicale ont échoué vendredi à trouver un accord sur des candidatures uniques dans les quelques dizaines de circonscriptions (sur 577) où le poids de l'extrême droite fait courir le risque de l'élimination de la gauche à l'issue du premier tour.



 

Le Front de gauche (FG), dont le candidat Jean-Luc Mélenchon a remporté 11% des voix au premier tour de la présidentielle, a fait porter la responsabilité de cet échec sur la volonté hégémonique des socialistes.

Le PS "a déjà oublié qu'il n'a pas battu (Nicolas) Sarkozy tout seul et que Hollande n'a pas bénéficié d'un vote d'adhésion majoritaire", a accusé un responsable du FG, Eric Coquerel.

François Hollande a emporté l'élection présidentielle le 6 mai avec 51,6% des suffrages contre le sortant conservateur Nicolas Sarkozy. Ce score net, qui n'est cependant pas un raz-de-marée, a été obtenu grâce un bon report des voix des électeurs de M. Mélenchon.

Et celui-ci, avec ses alliés communistes, entend peser de l'extérieur sur la politique du gouvernement pour des mesures plus radicales contre "l'hémorragie industrielle" et les "ravages de la finance".

Les socialistes, alliés aux écologistes, ont accusé en retour la gauche radicale d'avoir été trop gourmande. Et ils n'ont pas apprécié que Jean-Luc Mélenchon ait décidé de lui même d'affronter la chef de l'extrême droite Marine Le Pen à Hénin-Beaumont (Nord), une circonscription en principe acquise à la gauche où le député sortant est un socialiste.

Les élections législatives qui suivent de près la présidentielle donnent traditionnellement une majorité au président élu.

Entré en fonction mardi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a déclaré samedi dans un entretien au quotidien Libération qu'il était dans "l'intérêt de la France de disposer d'une large majorité, cohérente et solide", particulièrement pour faire prévaloir en Europe la ligne défendue par François Hollande d'un soutien à la croissance.

"L'objectif est d'ouvrir un chemin pour sortir de la crise sans étrangler les peuples", a-t-il souligné, estimant que François Hollande a déjà "fait bouger les lignes" en ce sens. Mais "ce n'est pas gagné", a-t-il fait valoir, et c'est pourquoi plus l'appui politique des citoyens sera fort aux législatives plus nous pourrons agir".



Mais dans ce contexte d'incertitude liée à la crise de la zone euro, la droite battue, convaincue que Nicolas Sarkozy a su gérer au mieux cette période et que les Français vont finir par s'en rendre compte, espère un renversement de tendance.

En l'absence de M. Sarkozy qui s'est mis (pour l'instant) en retrait de la vie politique, elle a engagé la campagne électorale comme une "guerre", selon le terme de Jean-François Copé, le chef de l'UMP (Union pour un mouvement populaire), et raille une gauche "archaïque" ayant recours à de vielles recettes.

L'UMP est cependant fragilisée par les séquelles de la campagne très droitière qu'a menée par Nicolas Sarkozy pour tenter de se rallier les voix de l'extrême droite, qui a traumatisé son aile modérée.

Elle doit aussi faire face à la concurrence directe du Front national de Marine Le Pen (17,9% à la présidentielle), qui présente des candidats partout. Le FN se présente comme "la seule opposition au socialisme" et a amorcé un travail de débauchage de la droite de l'UMP.



Le mode de scrutin majoritaire à deux tours pousse à des accords de désistement au second tour. Mais l'extrême droite a prévu de se maintenir partout où elle le pourra, au risque de faire gagner un candidat de gauche lors de triangulaires.

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