S.Royal: "Je peux être utile à ce poste"

Ségolène royal sera candidate aux prochaines législatives à La Rochelle dans la circonscription de Maxime Bono.

Ségolène Royal assure ce matin à l'AFP qu"elle "n'a rien demandé" mais "qu'elle peut être très utile à ce poste".

La présidente de Poitou-Charentes déclare également qu'après le second tour de la primaire socialiste "François Hollande et Martine Aubry se sont parlés, puis Martine et François m'ont parlé en ouvrant cette perspective".

Mais pour briguer la présidence de l'Assemblée Nationale, Ségolène Royal devra d'abord être élue députée. On sait désormais qu'elle va se présenter en juin 2012 dans la circonscription actuellment détenue par Maxime Bono, le maire de la Rochelle qui ne souhaite plus se représenter à la députation. Il s'agit de la seule circonscription acquise à la gauche de Charente-Maritime.

                                        Des élus locaux mécontents

Ce parachutage en terre rochelaise de la présidente de région laisse un goût amer à certains élus socialistes locaux. Dès ce mardi, Olivier Falorni, premier secrétaire fédéral PS de Charente-Maritime, a fait savoir qu'il serait lui aussi "candidat pour avoir l'investiture du PS". Olivier Falorni, fidèle de François Hollande, apparaissait jusqu'alors aux yeux de nombreux socialistes rochelais comme le successeur désigné de Maxime Bono.

De son côté, Jean François Fountaine, premier vice-président du conseil régional ne décolère pas. Il a confié à nos confrères de la rédaction de France 3 La Rochelle, qu'il "s'agissait d'une très mauvaise nouvelle". Pour lui, cette annonce donne "une très mauvaise image de la politique et donne l'impression que l'on se partage les postes".

                                     Que se passera-t'il à la région?

Ségolène Royal compte parmi les partisans affirmés du non cumul des mandats, y compris au sein de l'exécutif régional. Que fera-t'elle si elle est élue députée. Pour l'instant, elle envisage deux hypothèses sans encore avoir choisi : garder la présidence de la région Poitou-Charentes jusqu'en 2014 et donc être en contradiction avec le non-cumul ou bien céder cette présidence à l'une ou l'un des vice-présidents actuels.


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