"On peut renfiler un boléro et se faire plaisir devant des vaches" Ouverture de la saison des courses landaises avec plusieurs mois de retard

Ce mercredi 1ᵉʳ mai a officiellement lancé la reprise des courses landaises pour le plus grand plaisir des aficionados. Un changement de statut social et d'assurance des écarteurs est à l'origine de ce démarrage tardif. D'habitude, cette tradition dans les Landes débute en février.

Dans les gradins des arènes de Poyanne, petite commune au sud-ouest de Mont-de-Marsan, dans les Landes, ils avaient le sourire. Ce moment, ils l'attendaient depuis longtemps. La saison aurait dû être ouverte en février. "Depuis le temps qu'on attend, c'est vrai que cela fait plaisir", sourit un retraité.

"Moi personnellement j'attendais avec impatience de remonter en haut des gradins et de retrouver l'ambiance de la course landaise"

Un aficionado

 

"Content de pouvoir repartir"

Si la saison a mis du temps à commencer, c'est à cause d'un problème de statut des écarteurs.

Considérés comme salariés avec l'ancien statut, les acteurs du milieu se retrouvaient donc avec deux emplois, en comptant leur métier de base, ce qui était interdit pour les fonctionnaires, par exemple. En tout, 200 licenciés étaient concernés.

Un accord avec l'Urssaf a finalement été trouvé le 18 avril dernier.  Aujourd'hui, Simon Lavie a donc pu faire son entrée en piste pour la première fois de l'année.

Quand on voit le travail de la  Fédération française de la course landaise (FFCL), on est content de pouvoir repartir.

Simon Lavie,

écarteur de courses landaises (40)

"Il y a quand même eu du travail et des choses bien de faîtes. Même si cela a été tendu, grâce à eux, on est là aujourd'hui", se réjouit Simon Lavie. "On peut renfiler un boléro et se faire plaisir devant des vaches".

Soulagement pour la filière

Aujourd'hui, les vachettes viennent de la ganaderia du Vert Galant, à Souprosse, près de Poyanne. Dans cet élevage, la reprise des courses est vécue comme un vrai soulagement. "Je suis content que cela reprenne", sourit Jean-François Cazaucurt. "Malheureusement pour les collègues, il pleut. Mais après, c'est un gros soulagement".

"Pour nous les ganadérias financièrement il fallait ouvrir la saison pour faire vivre les vaches et tout le monde".

Jean-François Cazaucurt

 

Quid de ce nouveau statut des écarteurs

Dans un communiqué en date du 18 avril, la préfecture des Landes avait annoncé qu'un accord avait été trouvé entre toutes les parties après deux mois de crise administrative. « Constat unanime a été fait que le régime actuel était incompatible avec l’exercice de la course landaise, car l’utilisation du chèque emploi associatif faisait des sportifs des salariés et les organisateurs, leur employeur », expliquait la préfecture.

« L’Urssaf a convenu qu’à compter de la saison 2024, les sportifs ne seront plus liés par un contrat de travail aux organisateurs et qu’une partie d’entre eux pourra percevoir une prime de résultat. Ces primes de résultat ne seront pas soumises à cotisations sociales, mais à déclaration fiscale », concluait la préfecture des Landes.

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