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Hausse des carburants : les pistes d'Emmanuel Macron vues des Landes

© MAXPPP
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La hausse des carburants qui agace les automobilistes a fait réagir Emmanuel Macron. Depuis deux jours, le Président de la République évoque plusieurs pistes, dont une aide au transport.  Qu'en pensent Philippe Dubourg, président des maires ruraux des Landes et Lionel Causse député landais LREM ? 

Par Hélène Chauwin

C'est l'une des pistes de travail avancées par Emmanuel Macron ce mardi : généraliser l'aide au transport expérimentée par les Hauts-de-France depuis 2016. Une aide dont le montant n'a pas été arrêtée mais qui serait défiscalisée. 
 

Une aide au transports insuffisante 

Philippe Dubourg  est Président des maires ruraux des Landes. Pour lui, "une aide au transport  serait insuffisante". La défiscalisation aurait vite des limites. "50 % des Français ne payent pas d'impôt" rappelle-il. 

Il soulève également les contradictions de la politique d'Emmanuel Macron. Le président de la République veut défendre le travail et pourtant "l'augmentation du gasoil pénalise les PME et augmente le coût du travail". 

Cette problématique des carburants éloigne encore un peu plus les territoires ruraux et contribue à leur désertification  argumente Philippe Dubourg. 
 

"On réclame un plan Marshall"

Les collectivités territoriales mettent en place des mesures pour lutter contre cet isolement.  La communauté de communes du pays tarusate va lancer le transport à la demande : "des petits bus pour amener les anciens au marché ou les jeunes aux sports". Mais la mesure aura un coût qui limitera les trajets prévient Philippe Dubourg. 

Le président des maires ruraux des Landes "réclame un plan Marshall plus que des mesurettes".  
 

Baisser le prix du carburant serait démagogique

Lionel Causse est député La République en Marche dans les Landes, membre de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire :
"On sait que le prix du pétrole va continuer à augmenter, ne serait-ce que pour des raisons géopolitiques. Promettre un prix bas des carburants serait démagogique et irréaliste. Mais il faut faire la transition écologique. Il ne faut pas baisser les bras". 


Lionel Causse avance les pistes sur lesquelles le gouvernement et les députés devraient travailler : l'accompagnement social, la recherche et les initiatives avec les collectivités territoriales. Selon l'élu, l'aide au transport évoquée par Emmanuel Macron n'est qu'une une piste. Les primes pourraient aussi inciter les automobiles à changer leur véhicule pour un moins polluant. 
 

La voiture électrique "pas adaptée au département des Landes"

Le député LREM le reconnaît, "le moteur hybride consomme beaucoup trop. L'électrique n'est pas adapté à un territoire comme les Landes. Il faut accélérer la recherche. Les constructeurs l'ont compris". Lionel Causse cite également l'exemple de Rézo pouce qui favorise l'autostop et vient de se développer dans le Seignanx. Le député souhaite également que la loi soit simplifiée et que les petites communes qui le souhaitent puissent organiser les transports en commun. 

"Il n'est pas question d'interdire la voiture. C'est un acquis, une liberté. Il s'agit d''utiliser le moins possible des véhicules adaptés et d'encourager les initiatives alternatives" résume-t-il. 



Ces pistes seront-elles suffisantes pour endiguer le mouvement de protestation qui s'annonce le 17 novembre ? Plusieurs dizaines de rassemblements sont d’ores et déjà prévus en Aquitaine, notamment à Dax, Mont- de-Marsan et Messanges. 





 

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