C’est l’une des nouveautés de la nouvelle année : à part pour quelques exceptions, les sacs plastiques ont définitivement disparu des surfaces marchandes pour la vente des fruits et légumes. Une disparition programmée de longue date et une transition plus ou moins facile à mettre en place selon les lieux de vente. Exemple dans les Landes.

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"Les tomates cerises et les herbes aromatiques, sous plastique, c'est bon. Pour les autres, pas de plastiques". Pas évident pour ce gérant de supérette installé dans les Landes de s'y retrouver. Il doit passer attentivement son étal en revue pour identifier les fruits et légumes "fragiles" qui ont toujours droit à un emballage des produits concernés par l'interdiction. "Notre fournisseur est là pour nous aiguiller et nous fournir des produits de qualité. C'est vrai que nous ne faisons pas forcément attention, car on compte sur eux", explique Jérémy Marissal, gérant de supérette à Geaune.

Pour la plupart des clients, la fin du plastique n'est qu'une étape logique, sans que cela change les habitudes. Des sacs en papier sont en libre-service, il est également possible d'amener ses propres emballages en tissu. Chaque geste compte contre la pollution.

Les emballages en papier, c'est mieux car c'est du recyclable.

Une cliente d'une supérette

Dans de nombreuses grandes enseignes, le plastique a déjà disparu depuis longtemps."Dès 2019, on a lancé les poches craft et papier. De suite après le covid, on a devancé l'interdiction", raconte Eric Lacave, responsable adjoint rayon fruits et légumes d’un supermarché à Mont-de-Marsan.

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Reportage Franck Leconte et Juliette Bisiaux dans les Landes (40). Dans cette vidéo interviennent Jérémy Marissal, gérant de supérette à Geaune et Eric Lacave, responsable adjoint rayon fruits et légumes d’un supermarché à Mont-de-Marsan. ©France 3 Aquitaine

Calendrier progressif de la loi

Le nouveau décret encadrant l'interdiction de vente de fruits et légumes emballés dans du plastique a été publié le 20 juin 2023. Depuis, cette interdiction entre de nouveau en vigueur, avec une exception pour 29 fruits et légumes, ainsi que pour les fruits mûrs à point.

Ce décret est pris en application de la loi Antigaspillage et économie circulaire (Agec), qui interdit depuis le 1er janvier 2022 la vente au détail de fruits et légumes frais dans des emballages plastiques, sauf lorsqu'ils sont conditionnés en lots de plus de 1,5 kg. La loi prévoit des exemptions pour les "fruits et légumes présentant un risque de détérioration lors de leur vente en vrac".

Exemption d'interdiction d'emballage plastique : quels sont les produits concernés ?

  • Les endives, les asperges, les brocolis, les champignons, les pommes de terre primeur, les carottes primeur et les petites carottes.
  • La salade, la mâche, les jeunes pousses, les herbes aromatiques, les épinards, l'oseille, les fleurs comestibles, les pousses de haricot mungo.
  • Les cerises, les canneberges, les airelles et les physalis.
  • Les fruits mûrs à point, c'est-à-dire les fruits vendus au consommateur final à pleine maturité et dont l'emballage présenté à la vente indique une telle mention.
  • Les graines germées.
  • Les framboises, les fraises, les myrtilles, les mûres, les groseilles, la surelle, la surette et la groseille pays, les cassis et les kiwaïs

À noter que les élastiques nécessaires au regroupement de plusieurs petits fruits ou légumes, tels que ceux qui sont présentés à la vente avec des fanes (radis, carottes, etc.) ou encore les herbes aromatiques restent autorisés.